Algérie-Industrie pharmaceutique: 320 médicaments locaux commercialisés en 2020 (ANPP) - Maghreb Emergent

Algérie-Industrie pharmaceutique: 320 médicaments locaux commercialisés en 2020 (ANPP)

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Au total, 320 médicaments locaux en attente d’enregistrement depuis plusieurs années au niveau de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) ont été commercialisés en 2020, à la faveur des instructions du ministère de l’Industrie pharmaceutique de simplifier les demandes d’enregistrement des médicaments, a indiqué ce département ministériel dans un bilan des réalisations du secteur au titre de l’exercice 2020.

Cette mesure a permis la commercialisation de 320 médicaments locaux, en attente d’enregistrement depuis plusieurs années, à la faveur des instructions données par le ministère de l’Industrie pharmaceutique à l’ANPP pour parachever l’enregistrement des médicaments via la validation automatique des prix proposés par les entreprises pharmaceutiques, indique-t-on de même source.

En 2020, les mesures de signature des quittances de paiement des droits d’enregistrement ont été simplifiées, ce qui a permis d’amener le délai de délivrance de ces documents à 48 h au lieu de 12 à 18 mois précédemment.

Dans le cadre de la numérisation, une collaboration est établie avec l’Institut national de l’informatique (INI) pour la numérisation des mesures de délivrance des programmes d’importation et mesures d’enregistrement et de validation outre le suivi et le contrôle des stocks de médicaments.

Par ailleurs, le ministère a rappelé que son plan d’action reposait sur 8 axes que sont la révision de la législation actuelle, la mise en place d’un cadre organisationnel général approprié et la formulation d’une organisation à même de permettre à l’ANPP de réguler les activités des entreprises pharmaceutiques, de développer l’industrie pharmaceutique, de réguler le marché, de relancer la veille stratégique, outre la simplification administrative et la numérisation.

Sur le plan organisationnel, six (06) directions ministérielles ont été créées, dont quatre (04) directions techniques: la direction de la production, du développement industriel et de la promotion de l’exportation et de la recherche, la direction des activités pharmaceutiques et de la régulation, la direction des systèmes d’information et de la documentation ainsi que la direction de la veille stratégique.

Un nouveau cadre réglementaire a également été mis au point pour la mise en place effective des comités d’enregistrement et de certification, ainsi que du comité économique intersectoriel des médicaments afin de lui permettre de mener à bien ses tâches et de rattraper le retard constaté.

Par ailleurs, le bilan du ministère fait état de l’élaboration d’un projet de décret exécutif relatif aux établissements pharmaceutiques. Le texte permettra de vérifier la territorialité de la responsabilité pharmaceutique, en vue de garantir la disponibilité et la qualité des produits pharmaceutiques et définir les cinq types d’établissements pharmaceutiques et les cahiers de charges y afférents (fabrication – import – export – distribution – exploitation).

S’agissant de la régulation du marché national, un système de contrôle « strict » a été mis en place pour les opérations d’importation de produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, en présentant, obligatoirement, « une attestation de régulation » lors de la pré-domiciliation bancaire destiné à l’importation des produits délivrée par les services du ministère, en ce sens que 5.849 attestations ont été remises jusqu’à fin 2020.

Dans le cadre de la veille stratégique sur la disponibilité, un comité organisé sous forme d’un observatoire a été mis en place, lequel regroupe tous les acteurs en matière de production et de commercialisation des médicaments, afin d’assurer la stabilité et le suivi du marché et d’anticiper les perturbations qui peuvent surgir.

Il a été également question de mettre au point une nouvelle politique pour fixer les prix des médicaments soumis à l’enregistrement sur la base d’une étude économique et pharmaceutique, à l’effet d’évaluer le taux d’intégration, en prenant en ligne de compte le coût des intrants importés, « ce qui permettra de définir les priorités d’enregistrement pour la production locale ».

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