L’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) a décidé de rééchelonner les dettes des petites entreprises qui ont bénéficié de son soutien et qui n’ont pas réussi à rentabiliser leur activité, selon Fatah Sid, cadre à la direction de l’agence.

Selon le responsable de l’Ansej, qui intervenait sur un chaîne de télévision privée, a fait rappeler que “c’est pour la première fois depuis la création de l’agence, qu’il sera question de revoir le rééchelonnement des dettes des micro-entreprises”. Il a affirmé, par la même occasion que « les dettes des micro-entreprises seront rééchelonnées pour 5 ans sans intérêts ».

Le même responsable a également révélé qu’il sera également question de « supprimer les amendes de retard des paiements tardifs des dettes, ainsi que tous les autres frais bancaires”.

Quant aux petites entreprises qui éprouvent des difficultés à rembourser leurs dettes, l’invité de la chaîne privée a révélé la mise en place d’un dispositif qui leur fera bénéficier des projets à travers la sous-traitance. «L’octroi d’un plans de charges pour ces entreprises, leur permettra de payer leurs dettes et de redémarrer leurs activités», a-t-il indiqué.

A ce propos, Fatah Sid a souligné que cette opération se fera par le biais d’accords conclus entre ces petites entreprises de l’Ansej et de grandes entreprises, notamment dans le secteur de l’énergie.

Le même responsable a également indiqué qu’il existe une catégorie d’entreprises, dans le cadre de l’Ansej, qui ne peuvent être sauvées. Il s’agit des micro-entreprises dont les propriétaires sont décédés, des entreprises qui ont été exposées à des catastrophes naturelles, des petites entreprises  dont les propriétaires souffrent de maladie mentale et aussi, des entreprises dont le matériel et équipement ont été saisis et vendu par la banque.

Le cadre de la direction de l’Ansej a souligné, à ce sujet, que dans ces cas, « il n’est pas possible de parler de la possibilité de relancer ses activités ». Par ailleurs, le responsable de l’agence a rappelé qu’il existe un nombre considérable de micro-entreprises qui ont bénéficié du soutien de l’agence et qui ont connu le succès. « Pas moins de 30 mini-entreprises ont réussi, malgré les conditions difficiles », a-t-il déclaré, en ajoutant que ces entreprises arrivent même à exporter leurs produits vers des pays européens comme l’Inde, la Chine, les pays africains et le Brésil.

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