Assurance vie : les assureurs doivent-ils recourir au Haut Conseil Islamique pour sa généralisation ?

Assurance vie : les assureurs doivent-ils recourir au Haut Conseil Islamique pour sa généralisation ?

Le secteur de la finance est intimement lié aux croyances religieuses et à la culture des personnes. C’est l’image de la souscription à un produit d’assurance, en Algérie et dans la région MENA, qui reste très faible par rapport aux PIB des pays.

En effet, la pénétration de l’assurances représente seulement 1% du PIB en Algérie et c’est le taux moyen dans l’ensemble des pays de la région MENA, qui est de 1,5% en 2021. De plus, la branche de l’assurances vie reste le maillon faible du secteur. En Algérie, dans l’exercice de l’année 2021, l’assurance vie représente seulement 1,4% du chiffre d’affaire réalisé par l’ensemble des compagnies, qui est de 144,1 milliards de dinars.

Les opérateurs du secteur des assurances et réassurances présents à la 33ème conférence de la Fédération générale arabe des assurance (GAIF), qui se déroule au Centre des conventions et conférence d’Oran (CCO), ont bien identifié les raisons de la non inclusion de la branche assurance vie dans la région. Ce sont les aspects religieux et culturels qui font que les citoyens ne souscrivent pas aux produits de l’assurance vie.

En réponse à une question de la presse, ce lundi 6 juin, en marge de l’inauguration de la 33ème conférence du GAIF, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouiya, n’a pas écarté l’option de recourir au Haut conseil islamique, comme cela a été fait avec l’assurance Takaful.

Il a déclaré à ce propos, que « la mission reste difficile dans la région MENA pour des considérations religieuses et culturels ». Mais, souligne-t-il, « il y aura des instructions pour multiplier les produits d’assurance et l’intensification du débat autour de l’assurance vie. Ensuite, les compagnies d’assurance algériennes prendront l’exemple de ce qui se fera dans les différents pays arabes et nous travaillerons dans le même sens », ajoute-t-il. 

Pour ce qui est de la réglementation en vigueur, qui n’a pas vue de changement depuis la révision de l’ordonnance N°95-07 en 2006, le ministre a déclaré qu’une autorité national de régulation des assurances sera installée prochainement, pour donner plus de transparence au secteur.