Conférence syndicale extraordinaire chez l'ENIEM : « Il y a urgence à agir car la situation est critique » (communiqué) - Maghreb Emergent

Conférence syndicale extraordinaire chez l’ENIEM : « Il y a urgence à agir car la situation est critique » (communiqué)

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Une conférence syndicale extraordinaire s’est tenue, le 31 octobre 2021, sous l’égide de l’Union Wilaya de Tizi-Ouzou, avec à l’ordre du jour diverses questions, notamment l’examen de la situation organique, la crise périlleuse que vit l’entreprise, les perspectives de relance et les actions revendicatives futures, a indiqué un communiqué du Secrétariat général de l’entreprise ENIEM.

Selon la même source, à l’issue d’un débat houleux et intéressant, un état des lieux global a été fait sur le fonctionnement du syndicat d’entreprise avec à la clé des recommandations et autres résolutions prises dans le sens de remédier à certaines insuffisances soulevées.

Ce faisant, ajoute le communiqué, l’accent a été mis sur la nécessité de cultiver la concertation et renforcer la cohésion au sein des instances syndicales à l’intérieur de l’entreprise. Les membres du secrétariat de l’Union wilaya présents, à leur tête M. Limani Kamal Eddine, es-qualités secrétaire général, ont exprimé toute leur disponibilité à accompagner et encadrer toute initiative visant à l’amélioration du fonctionnement et de l’efficience du syndicat d’entreprise

« Abordant la situation de l’entreprise, tous les participants ont été unanimes à la considérer comme critique et à souligner l’urgence d’une solution immédiate et conséquente. Les délégués syndicaux ont pris acte des promesses et engagements contenus dans le compte-rendu diffusé récemment et relatant les échanges ayant eu lieu entre le président du Groupe Elec EL-Djazair et une délégation dépêchée par le conseil syndical. Dans cet ordre d’idées, résolution est prise de s’accorder un délai pour juger de la réalité des perspectives de relance annoncées, et ce, tout en maintenant la mobilisation au niveau de la base ouvrière.

Aussi les cadres syndicaux ont-ils tenu à dénoncer les tentatives lâches et malveillantes visant la déstabilisation de l’ENIEM et qui trouvent malheureusement écho au niveau d’une certaine presse. En ce sens, les participants ont relevé tout particulièrement les attaques pernicieuses et récurrentes véhiculées à travers des articles signés par Monsieur Saïd Challal (alias Tissegouine) dans le quotidien Le Jeune Indépendant (éditions du 25 septembre et 24 octobre 2021). En effet, certainement abusé par son informateur « embusqué », le journaliste a donné crédit aux élucubrations saugrenues de soi-disant syndicalistes s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, et ce,  dans l’ultime objectif de semer la zizanie au sein du syndicat et de ternir l’image de l’ENIEM. Cet ami journaliste devrait pourtant savoir qu’un syndicaliste qui requiert l’anonymat, car incapable d’assumer ses déclarations, est indigne de confiance. Par conséquent, les cadres syndicaux ont tenu à apporter un démenti catégorique quant à ces assertions dénuées de tout fondement tout en mettant au défi le journaliste de dévoiler l’identité de ce soi-disant syndicaliste « masqué ».

D’autre part, les délégués syndicaux présents n’ont pas manqué de réaffirmer leur ferme opposition à toute idée de compression d’effectif ou de bradage de leur entreprise. L’ENIEM est et demeurera un patrimoine national et intergénérationnel inaliénable et tout le reste n’est que ragots de ménagères. Ni les malveillantes spéculations, ni les futiles grenouillages n’auront raison de la mobilisation des travailleuses et  travailleurs de l’ENIEM. N’en déplaise aux vautours de tous bords. Le marasme que connaît aujourd’hui L’ENIEM est le résultat d’une mauvaise gestion, sans plus. Le syndicat s’interdit de s’immiscer dans la désignation du dirigeant principal de l’entreprise, mais il est du droit du travailleur d’exiger un bon manager dès lors où il y va de la pérennité de son gagne-pain. » Détaille et accuse le communiqué.

Enfin, à l’issue des travaux de la conférence, précise-t-on, un consensus s’est dégagé sur la gravité de la situation et l’urgence d’esquisser des actions de contestation dans un proche avenir dans le cas où le statu quo persisterait avec en filigrane la menace de désagrégation qui pèse sur cette seule et unique grande entreprise de la région. « Dans ce sillage, les hautes autorités de l’État sont encore une fois  interpellées pour enclencher dans l’immédiat la mise en œuvre du plan de relance promis. » Conclut le communiqué.

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