Energies renouvelables : ce que l'accord avec Eni va apporter à l’Algérie - Maghreb Emergent

Energies renouvelables : ce que l’accord avec Eni va apporter à l’Algérie

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Le groupe Sonatrach vient de signé avec l’italien Eni, un accord stratégique pour le développement des énergies renouvelables, un secteur dont l’Algérie mise beaucoup pour amorcer sa transition énergétique.

L’accord porte sur la réalisation d’une seconde centrale solaire photovoltaïque, qui vient s’ajouter à une autre similaire déjà opérationnelle depuis 2019, sur le site de Bir Rebaa Nord, d’une capacité de 10MW, sur une superficie de 16 hectares. Les installations de cette centrale  seront  réalisées avec de nouvelles technologies de panneaux photovoltaïques.

Pour la réalisation de cette centrale en mode EPC, les deux compagnies ont désigné l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (ENGTP), filiale de Sonatrach. Ce qui permettra à cette entreprise nationale d’accéder au domaine des énergies renouvelables et développer de nouveaux cœurs de métier.

Outre cette réalisation, l’accord avec la grande firme italienne prévoit de réaliser un programme de centrales solaires photovoltaïques dans d’autres sites opérés en association. Ce qui va permettre à l’Algérie de contribuer à réduire progressivement l’empreinte carbone et diversifier les sources d’énergies.

De Lithium, de l’hydrogène et même du bio-carburants !

Dans ce même sens, l’accord signé entre Sonatrach et Eni, envisage d’évaluer la production du Lithium, un élément clé pour la fabrication des batteries notamment de véhicules électriques ou de stockage de l’électricité solaire à grande échelle. Ce précieux métal, faut-il le rappeler, est un produit stratégique pour la transition énergétique et son cours a fortement évolué à la hausse cette dernière décennie pour atteindre 10.000 dollars la Tonne.

L’Algérie compte aussi, à travers cet accord, de développer l’hydrogène en tant que vecteur énergétique propre, notamment l’Hydrogène vert produit à partir de l’électrolyse de l’eau alimentée par l’électricité d’origine renouvelable, dont le solaire photovoltaïque.

Grace à l’hydrogène, l’Algérie pourra  le substituer en partie aux hydrocarbures dans l’avenir, dans de nombreux domaines d’activité économique. Le marché de l’hydrogène présente un potentiel de croissance très prometteur, avec possibilités d’exportation à travers les pipelines de gaz naturel à l’horizon 2030.

Sonatrach et Eni comptent également produire « des bio-carburants à partir de cultures agricoles d’oléagineux. Cette source d’énergie propre se fera à travers le choix des terres agricoles exclusivement arides, avec de pauvre qualité productives ne pouvant être exploitées pour des cultures alimentaires. Ce qui ne va pas affecter les terres agricoles

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