Importation de véhicules : 2 ans, 3 ministres et 2 cahiers de charges après...Pas l'ombre d'un agrément ! - Maghreb Emergent

Importation de véhicules : 2 ans, 3 ministres et 2 cahiers de charges après…Pas l’ombre d’un agrément !

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter

Un surprennent communiqué publié ce jeudi par le ministère de l’Industrie faisait état de la tenue d’une réunion pour « l’échange de vœux et de congratulations à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Adha », entre le nouveau ministre, Ahmed Zeghdar et les cadres de son département, pendant que les dossiers faisant l’objet de blocages s’entassent sur son bureau comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs, depuis 2 ans.

Parmi eux, certains sont frappés du sceau de l’urgence, à l’image du dossier automobile qui ne cesse de défrayer la chronique, notamment suite aux nombreux « retours à la case départ » dont il a fait l’objet. En effet, et depuis la publication du nouveau cahier des charges relatif à l’exercice de l’activité d’importation de véhicules, revisité à la sauce Mohamed Bacha (via les amendements apportés au décret exécutif n°21-175), pas moins de 30 dossiers ont été déposés auprès du secrétariat technique du comité en charge des activités de construction et concessionnaires de véhicules neufs en Algérie, relevant du ministère de l’industrie.

Selon une déclaration faite à l’APS, début juillet, un premier rapport concernant les dossiers traités sera déposé auprès du Ministre de l’industrie. Il s’agissait, selon la même source, d’une démarche qui devrait accélérer l’attribution des agréments aux concessionnaires. « Les décisions d’attribution d’agréments pourraient être délivrées dans les jours à venir ». Avait-il déclaré.

D’autre part, des sources proches du département de l’industrie annonçaient, début juillet que la délivrance du premier agrément devait intervenir à la veille de l’Aid el Adha. C’est ce qui ressortait du dernier communiqué du ministère de l’industrie publié sur sa page Facebook officielle, qui précisait « qu’entre le 10 et le 15 juillet dernier, le ministre de l’Industrie a tenu une série de réunions avec les directeurs, les cadres et autres responsables des différents départements afin de les instruire de lever les entraves et tendre vers davantage d’efficacité dans le but de relancer les projets en attente de réalisation. »

Et d’ajouter que « lors de ces réunions, Ahmed Zeghdar a souligné l’importance de la mission que doit accomplir le secteur de l’industrie afin de retrouver la croissance économique et sa diversification. »

Mais force est de constater que l’attribution des ces agréments permettant la reprise d’une activité économique devenue sensible en Algérie, traîne en longueur pour des motifs tantôt bureaucratiques tantôt techniques, au grand dam des clients algériens qui attendent impatiemment que des véhicules neufs soient à nouveaux introduits sur le marché algérien.

Cette impatience s’explique notamment par la hausse des prix des véhicules d’occasion depuis, atteignant des niveaux insoutenables avec une inflation comprises entre 35% et 50% pour certains modèles.

Et alors que le deuxième semestre 2021 est largement entamé, le ralentissement des procédures impactant l’offre et la demande sur le marchés des véhicules atteint également le secteur des assurances, qui enregistre une baisse de 3,2% sur la branche automobile, qui par ailleurs, représente 52% de l’activité du secteur. Au premier trimestre 2021, elle affiché une baisse de 3,2% par rapport à période de référence en 2020, passant de 20 milliards DA à 19,2 milliards DA.

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter