Infrastructures : l'Algérie a injecté 2,6 milliards de dollars dans la Transsaharienne "Alger-Lagos" - Maghreb Emergent

Infrastructures : l’Algérie a injecté 2,6 milliards de dollars dans la Transsaharienne « Alger-Lagos »

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La Transsaharienne ou la « grande dorsale » est une route qui traverse la partie nord du continent africain pour relier la capitale Alger, à la ville nigériane de Lagos.

Le ministre des Travaux Publics et du Transport, Kamel Nasri, a annoncé ce lundi qu’une importante enveloppe budgétaire estimée à 300 milliards de dinars (2,6 milliards de dollars), a été consacrée aux travaux de réalisation d’une partie de l’axe routier transsaharien Alger-Lagos, sur une distance de 2400 Km.

Selon Nasri, ce mégaprojet aura pour objectif principal d’accélérer et promouvoir le commerce entre l’Afrique et l’Europe, via la connexion directe avec le port de Djen Djen (Jijel), à travers l’autoroute Est-Ouest.

En février dernier, son prédécesseur Farouk Chiali, avait déclaré que la route devrait être terminée en mai ou en juin et qu’une cérémonie devrait être organisée au Niger pour célébrer l’événement.

Au mois d’avril 2018, le comité de liaison de la route transsaharienne disait avoir achevé la construction d’une large portion de cette route, soit 1600 km de bitume. Le Secrétaire générale du comité, Mohamed Ayadi, avait alors déclaré que « la raison d’être de cette infrastructure est que le transport coûte moins cher, mais également le désenclavement de plusieurs régions, afin d’accompagner la vie et le développement ».

Toujours en 2018, le président du Niger inaugure un tronçon de 140 km reliant Tanout à Zinder. En juin 2020, il reste à aménager 300 kilomètres en Algérie, et à terminer la construction du tronçon Assamaka-Arlit au Niger. Pour sa part, le Nigéria a achevé sa portion de la route principale.

D’une longueur totale de 4800 km, l’idée de construire une route transsaharienne est née dans les années 1960 à l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), avec pour objectif de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara.

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