Le baril de pétrole se rapproche encore une fois des 100 dollars

Le baril de pétrole se rapproche encore une fois des 100 dollars

Les cours de pétrole, qui se sont stabilisé durant le mois d’octobre entre 90 dollars à 95 dollars le baril, se rapproche peu à peu de la barre symbolique des 100 dollars. Un semblant de reprise de la demande a fait profiter aux prix actuels.

En effet, les cours du pétrole sont actuellement dans leur plus haut niveau en près d’un mois. Cette situation profite du resserrement de l’offre, notamment des pays de l’OPEP+, mais aussi de la hausse de la demande chinoise, après les annonces d’un potentiel allégement de la politique zéro-Covid.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, pour des livraisons en janvier 2023, a gagné +2,79% et a atteint les 97,31 dollars. Quant au WTI américain, pour des livraisons en décembre, il a grimpé de +3,23% et a atteint les 91,02 dollars.

Après avoir frôlé de peu la barre des 100 USD en début de semaine, le prix du brut algérien, Saharan Blend, s’est stabilisé dans la barre des 97,89 dollars, en perdant ainsi 1,37 % sur son prix d’ouverture lundi dernier.

“Le resserrement imminent de l’offre continue de soutenir les prix”, commentent les analystes de Commerzbank. Outre la réduction de l’objectif de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) de 2 millions de barils par jour pour le mois de novembre, “l’embargo de l’UE et le plafonnement prévu du prix du pétrole russe, ajoutent à la tension sur le marché”, poursuivent-ils.

Jeudi, le Royaume-Uni s’est aligné sur l’Union européenne, en interdisant aux navires et prestataires de services britanniques de contribuer au transport maritime de pétrole russe vendu au-dessus du prix plafond fixé par le G7 et l’Australie.

Les services visés par l’interdiction comprennent notamment l’assurance du transport de brut, un type d’assurance appelé protection et indemnisation (P&I) indispensable aux navires pétroliers couvrant des risques allant des guerres aux dommages environnementaux pour des montants qui peuvent être colossaux. Le Royaume-Uni détient 60% de ce marché.

Les deux références mondiales du brut grimpaient aussi vendredi “en raison de l’espoir que la Chine s’apprête à assouplir enfin les restrictions sanitaires”, explique Han Tan, d’Exinity.

Les analystes affirment que le marché guette le moindre signe de relâchement de la politique zéro-Covid chinoise, les spéculations sur des allègements se renforçant depuis une semaine. De quoi relancer la demande au sein du plus grand importateur mondial de brut.

Avec Agences