Le chef de la diplomatie algérienne appelle à conjuguer "sécurité et développement" dans le Sahel - Maghreb Emergent

Le chef de la diplomatie algérienne appelle à conjuguer « sécurité et développement » dans le Sahel

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Ramtane Lamamra s’exprimait lors de l’ouverture, aujourd’hui, de la 2ème session du dialogue stratégique algéro-américain qu’il a co-présidée avec le secrétaire d’Etat américain, John Kerry. Il a souligné que l’Algérie « ne ménagera aucun effort pour contribuer au rétablissement de la stabilité et la sécurité dans n’importe quel pays voisin du Maghreb qui a besoin de soutien ».

 

 

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé, jeudi à Alger, que l’ »Algérie qui a payé un lourd tribut au terrorisme, ne s’inclinera jamais devant ce fléau », soulignant que ce phénomène « représente une menace mondiale à facettes multiples qui exige une réponse globale et coordonnée ».

S’exprimant dans une allocution d’ouverture de la 2ème session du dialogue stratégique algéro-américain qu’il a co-présidée avec le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, le chef de la diplomatie algérienne a relevé que le terrorisme « ne connaît pas de frontières, n’a aucune croyance, aucune religion et vise toutes les nations ».

Il a indiqué que l’Algérie « continuera à travailler avec détermination et engagement avec tous (ses) partenaires pour faire obstacle à ce péril et éradiquer ce fléau », rappelant le « soutien total » de l’Algérie au Forum mondial contre le terrorisme depuis sa création.

Concernant le Groupe de travail sur le Sahel dont l’Algérie assure la co-présidence avec le Canada, M. Lamamra a affirmé l’intention du pays de « favoriser des résultats positifs, tout en poursuivant sans relâche sa contribution à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé en Afrique et au-delà ».

« Nous continuerons à appeler tous nos partenaires à s’impliquer davantage en apportant leur propre expérience, connaissance, partage de renseignements et fourniture d’équipements spéciaux, à chaque fois et où cela est nécessaire », a-t-il souligné.

 

« Développer économiquement le Sahel« 

 

A propos de la région du Sahel, M. Lamamra a relevé qu’ »il est devenu une nécessité impérieuse, aujourd’hui, d’assurer un avenir décent pour les peuples de cette région qui ont vécu et sont encore confrontés à des conditions de vie désastreuses et à une adversité sévère ».

Rappelant que « le terrorisme, la traite des personnes, le trafic de drogue et toutes sortes d’activités criminelles ont tissé leurs toiles et bâti des réseaux dans la région du Sahel », M. Lamamra a souligné que la stratégie préconisée pour aboutir à une solution à cette situation doit être fondée sur la responsabilité première des pays de la région, soutenus par l’aide nécessaire des partenaires internationaux ».

Il a, à cet égard, rappelé la nécessité pour les pays de la région d’unir leurs forces pour « faire avancer l’émergence d’Etats plus forts dans le Sahel et élaborer des plans économiques judicieux pour favoriser les meilleures conditions possibles pour la sécurité et le développement à la fois », estimant que cela « peut se faire par la création d’emplois, l’encouragement de la croissance des petits commerces, la facilitation de l’accès à l’eau et l’énergie, et l’aide pour la sédentarisation des populations locales et leur donner des raisons d’espérer une vie meilleure ».

M. Lamamra a indiqué que « l’Algérie s’est engagée à poursuivre ses efforts et à consacrer ses ressources dans l’esprit de solidarité afin de rétablir, à chaque fois et où cela est nécessaire, la paix, la sécurité et la responsabilité sociale ».

Le chef de la diplomatie algérienne a, par la même occasion, rappelé les positions de l’Algérie sur des questions régionales et internationales, notamment les questions du Sahara occidental et palestinienne, la crise syrienne et l’Union du Maghreb arabe (UMA).

M. Lamamra a souligné que l’Algérie s’est engagée à construire « un Maghreb intégré, uni, pacifique et prospère », ajoutant que « l’Algérie ne ménagera aucun effort pour contribuer au rétablissement de la stabilité et la sécurité dans n’importe quel pays voisin du Maghreb qui a besoin de soutien ».

 

« Il ne peut y avoir de solution militaire en Syrie »

 

Pour le Sahara occidental et la Syrie, le ministre a réaffirmé l’ »appui total » de l’Algérie aux efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, et rappelé qu’ »il ne peut y avoir de solution militaire au conflit syrien ». Il a ajouté que l’Algérie est prête à « contribuer de manière plus active aux efforts internationaux visant à trouver les impulsions nécessaires pour mettre fin à l’effusion du sang et d’aider les Syriens à parvenir à une solution par eux-mêmes », saluant la « ténacité » et les « efforts » menés par l’envoyé international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi.

Concernant la Palestine, M. Lamamra a indiqué que « l’Algérie croit fortement à la nécessité urgente de respecter le droit légitime du peuple palestinien à un Etat avec El-Qods comme capitale ».

Il a affirmé, par ailleurs, que les actions de l’Algérie dans la région et au-delà « seront toujours menées dans le cadre du respect de la Constitution, en tenant compte de (ses) obligations en tant que pays africain et membre fondateur de l’Union africaine, et dans le plein respect de la Charte des Nations unies ».

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