Le foncier industriel, ''casse-tête'' du gouvernement algérien, qui veut relancer les investissements - Maghreb Emergent

Le foncier industriel,  »casse-tête » du gouvernement algérien, qui veut relancer les investissements

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Gouvernement, organisations patronales, collectivités locales sont unanimes à reconnaître qu’en Algérie, il y a un vrai problème de foncier industriel. Fatalement, de nombreux projets industriels sont bloqués, une situation qui exaspère les milieux patronaux, et inquiète le gouvernement, qui veut relancer les investissements hors hydrocarbures. 

 

 

L’absence d’une banque de données sur l’ensemble des terrains du domaine privé de l’Etat est devenue un vrai » casse-tête » pour le gouvernement, qui veut rassurer les milieux patronaux, excédés par les lenteurs administratives et les multiples blocages pour l’accès au foncier industriel. Abdeslam Bouchouatreb, ministre de l’industrie et des mines, se veut rassurant:  »le problème du foncier industriel sera totalement réglé en juin 2016 », a-t-il affirmé mardi aux patrons en marge du forum d’affaires algéro-suisse. Le ministre de l’industrie a annoncé l’affectation globale d’ici à juin 2016 de quelque 12.700 hectares en deux phases ( 8.700 ha et 4.000 ha)  aux projets d’investissements privés. En 2014, l’Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF) avait évalué à 2.300 ha le foncier mobilisé pour les projets industriels retenus, dont 36% mobilisés pour l’industrie agroalimentaire. Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait reconnu lors de la dernière Tripartite (Gouvernement-Patronat-Syndicat UGTA) à Biskra que la gestion chaotique du foncier industriel bloque les investissements et donc la création d’entreprises, d’emplois, et bride la croissance. Il a adressé des instructions fermes aux walis et responsables des Collectivités locales pour la création de nouvelles zones d’activités. »C’est  »un problème qui sera définitivement pris en charge dans les six prochains mois‘’, a-t-il promis. De nombreux industriels dénoncent en fait ce qu’ils qualifient d’octroi  »sous le manteau » de terrains industriels. Nabil mellah, DG d’une entreprise pharmaceutique, qui s’est plaint d’un manque de visibilité sur le foncier, a dénoncé à l’émission  »l’invité du direct » de la web radio de Maghrebemergent ‘’l’injustice du système foncier industriel ‘’ et ‘’les blocages administratifs ‘’.

Pas de banque du foncier industriel

Mohamed Himour, directeur général des Domaines au ministère des Finances confirme par ailleurs cette gestion chaotique du foncier industriel en Algérie. Il a indiqué mercredi que  »l’absence d’une banque de données sur l’ensemble des terrains relevant du domaine privé de l’Etat est l’un des principaux facteurs à l’origine des lenteurs d’octroi du foncier industriel ». Invité des débats du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), il a déclaré  qu »’actuellement, nous avons un problème de constitution d’une banque de données qui trace avec exactitude toutes les disponibilités en matière de foncier et des terrains ». Il ajoute:  »aucune structure ne peut identifier le volume du foncier disponible », et reconnaît que  »même l’administration des Domaines ne possède que des informations partielles sur les actifs résiduels et les terrains excédentaires dans les zones industrielles, ainsi que pour les terrains nus ». Jusqu’à présent, l’opération de cadastre général, qui devrait permettre de recenser tous les terrains relevant du domaine privé de l’Etat et de définir la vocation de ces terres, a déjà identifié 250 millions d’hectares de terres sahariennes et steppiques et 17 millions d’ha de terres rurales en 2015. L’opération doit s’achever en 2016.

  

 

 

 

 

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