Le Maghreb est plus stratégique pour la France que les pays du Levant et du Golfe arabe (Institut Montaigne) - Maghreb Emergent

Le Maghreb est plus stratégique pour la France que les pays du Levant et du Golfe arabe (Institut Montaigne)

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Un rapport de l’Institut Montaigne propose de faire du Maghreb une priorité pour la France au moins dans trois domaines que sont la sécurité, le développement économique et l’influence culturelle.

 

 

« Nouveau monde arabe, nouvelle « politique arabe » pour la France » est l’intitulé d’un nouveau rapport de l’Institut Montaigne en France se présentant comme un think tank indépendant.

Elaboré par Hakim El Karoui, qui a enseigné à l’université Lyon II, ce rapport propose de faire du Maghreb une priorité pour la France au moins dans trois domaines que sont la sécurité, le développement économique et l’influence culturelle.

Dans le domaine de la sécurité, l’auteur plaide en faveur d’une meilleure coopération avec les pays du Maghreb « indispensable pour lutter contre le terrorisme » tout en souhaitant « une relance de la coopération administrative » qui est également nécessaire.

En ce qui concerne le développement économique, il est préconisé de prendre exemple sur la stratégie allemande en Europe centrale et orientale, modèle d’après lequel « la France doit développer une stratégie économique ambitieuse et intégrée avec les trois pays du Maghreb ».

Les trois projets qui pourraient être mis en œuvre concernent la relance des discussions pour un traité de libre-échange UE-Maghreb, la relance de la coopération administrative afin d’améliorer l’environnement juridique et fiscal de ces pays et une stratégie d’intégration économique fondée sur l’utilisation des avantages comparatifs de chacun et une dynamique de spécialisation régionale.

 

« Un héritage entretenu sans vision prospective »

 

A propos de l’influence culturelle, il est souligné que « la communauté de destin entre la France et les pays du Maghreb doit inciter la France à développer un soft power fondé sur la diffusion de la langue et de la culture françaises ». A ceci s’ajoutent la valorisation des binationaux comme relais d’influence, l’amélioration de la connaissance du Maghreb, la demande du statut d’observateur à l’Organisation de la conférence islamique ou encore la création d’une administration dédiée sur le modèle du Secrétariat général aux affaires européennes.

Le rapport de 200 pages rendu public en août dernier considère que « la politique de la France à l’égard de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient repose sur un héritage historique qu’elle entretient sans véritable vision prospective et sans partir de l’analyse des faits » ni des intérêts de la France. « Largement réactive, elle est marquée par des incohérences qui brouillent nos messages, altèrent notre crédit auprès des gouvernements et des populations, et conduisent finalement au recul de notre influence dans une zone pourtant fondamentale pour notre économie, notre sécurité et notre identité », lit-on dans le rapport.

 

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