L’Algérie mise sur les cultures oléagineuses et sucrières pour réduire la facture d’importation

Le ministre de l’agriculture et du développement rural, Abdelhamid Hamdani, a mis en avant les atouts et les capacités dont dispose l’Algérie pour le développement des filières stratégiques au Sud, notamment les cultures oléagineuses et sucrières, et réduire ainsi la facture de leur importation qui dépasse actuellement 1,5 milliard USD.

La feuille de route pour le développement des activités agricoles, examinée lors du dernier Conseil des ministres, repose sur d’importants fondements, à savoir la relance de l‘investissement structuré, le développement des filières stratégiques, notamment les céréales, la rationalisation des dépenses publiques et enfin parvenir à la réduction de la facture de l’importation, a souligné M. Hamdani, dans un passage sur la télévision publique.

Il a déclaré que cette feuille de route traite de questions sensibles, essentiellement l’amélioration de la production céréalières par le recours à l’irrigation complémentaire, ce qui permettra de réduire la facture d’importation.
Hamadani a par ailleurs fait savoir que le deuxième axe porte sur le développement de l’agriculture saharienne, notamment pour les filières stratégiques, qui ont un impact sur l’économie nationale en termes d’importation.
« Il s’agit d’aller vers les productions sucrières et oléagineuses, notamment le maïs et la betterave sucrière, dont la facture d’importation s’élève, aujourd’hui, 1,5 milliards de dollars » ajoute-t-il.

Dans ce contexte, le ministre a assuré que l’Algérie dispose des atouts et capacités qu’il faut pour la production de ces matières, notamment dans les régions sahariennes, précisant que « toutes les études réalisées dans ce cadre, à l’aide des nouvelles technologies et avec le concours de l’agence spatiale, montrent que nous pouvons consacrer au moins, un (1) million d’hectare à ces cultures ».

Le programme de développement de ces nouvelles filières « n’a rien d’utopique, bien au contraire, il est réalisable pour atteindre la production de 30 à 50 % au des besoins nationaux au minimum », a par ailleurs assuré le ministre.
Le plan de développement du secteur accorde, en outre, davantage d’intérêt aux pâturages et à la filière cameline, outre l’encouragement de l’innovation et la numérisation du secteur, en focalisant sur le foncier agricole.

Le Conseil des ministres présidé, dimanche dernier, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a examiné la feuille de route pour la relance et le développement des activités du secteur de l’agriculture et du développement rural dans laquelle sont déclinées, à travers un échéancier précis, les différentes actions du programme prioritaire, dont l’échéance s’étale entre le 2ème semestre 2020 et la fin de l’année 2021, ainsi que les actions transversales à caractère continu du programme à moyen terme 2020-2024.

Parmi les filières inscrites comme une priorité et sur lesquelles l’action doit être orientée, Tebboune a cité les oléagineux, le maïs, les produits sucriers, ainsi que les filières particulières comme l’apiculture, le secteur de l’élevage et son pendant de production laitière. A cet effet, Tebboune a instruit le ministre de présenter, dans un délai d’un mois, un point de situation sur les programmes concernant l’ensemble de ces filières, en procédant à un ciblage approprié des zones de production dans les régions du Sud.
Il a adressé, dans ce sens, une instruction particulière au ministre de l’Agriculture pour que soit encouragée l’installation d’usines de transformation des produits agricoles dans les zones de production.

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