Les grévistes de la faim de Lafarge-Algérie en sit-in devant le siège de l’entreprise à Alger

Les grévistes de la faim de Lafarge-Algérie en sit-in devant le siège de l’entreprise à Alger

Les travailleurs licenciés de Lafarge Algérie, en grève de la faim depuis 52 jours, se sont installés depuis lundi devant le siège de l’entreprise à Alger, pour appuyer leurs revendications.

 

Selon Aziz Semmache, porte-parole des travailleurs licenciés, les grévistes de la faim, au nombre de onze, ont installé tôt dans la matinée de lundi, un campement de fortune devant l’entrée du siège de Lafarge Algérie, dans le quartier d’affaires de Bab Ezzouar. Mais des policiers sont vite intervenus pour démonter les tentes, ce qui a contraint les grévistes de la faim à passer la nuit de lundi à mardi dehors, a-t-il précisé.

Le porte-parole a ajouté que trois de ses collègues, affaiblis par la grève, ont été transférés mardi à l’hôpital de Rouiba par une ambulance de la Protection civile. « Nous comptons nous installer ici jusqu’à la satisfaction de toutes nos revendications, » a déclaré Azziz Semache, qui a déploré « l’absence de dialogue de la part de la direction générale de Lafarge Algérie ».

Licenciés depuis décembre 2013, les 11 travailleurs de la cimenterie de Oggaz, près de Mascara, revendiquent leur réintégration au sein de l’entreprise, l’annulation des poursuites pénales engagées contre eux par leur employeur, la prise en charge médicale des travailleurs pour les éventuelles séquelles de la grève de la faim et le paiement de tous les salaires et primes depuis la date de suspension à titre conservatoire (28 novembre 2013)
Le point de vue de Lafarge Algérie
Dans une mise au point publiée le 13 avril dernier, la direction de Lafarge Algérie, déclare avoir « déployé tous ses efforts pour qu’une solution soit trouvée à cette situation et ceci avant même l’issue finale des procédures judiciaires (déclenchées contre les travailleurs licenciés-grévistes de la faim NDLR). Aussi, deux des dix sept grévistes qui ont décidé de faire amende honorable en quittant le mouvement, ont pu être réintégrés dans l’un des sites de l’entreprise dans le pays ». Lafarge Algérie regrette que « les quinze autres ont malheureusement persisté dans une attitude radicale, opposant un refus ferme à l’ensemble des différentes médiations proposées… ».

 

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