Les pays Africains doivent repenser la diversification de leurs exportations (CNUCED) - Maghreb Emergent

Les pays Africains doivent repenser la diversification de leurs exportations (CNUCED)

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Les pays africains doivent diversifier leurs exportations pour survivre aux chocs économiques provoqués par des crises globales telles que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine, selon un nouveau rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui sera publié le 14 juillet.

Selon les économistes de la CNUCED, les pays africains peuvent diversifier leurs économies en stimulant les exportations de services à forte valeur ajoutée, en élargissant l’accès des entreprises privées aux services financiers, en exploitant les nouvelles technologies financières et en mettant en œuvre des politiques efficaces.

Malgré les efforts de diversification déployés depuis des décennies, 45 des 54 pays du continent restent tributaires des exportations de produits primaires dans les secteurs agricole, minier et extractif.

Grand potentiel des exportations des services

Cependant, « si l’on examine les différentes stratégies que les pays africains ont adoptées pour diversifier les exportations et favoriser la compétitivité aux niveaux régional et mondial, on voit bien que le potentiel du secteur des services en tant que pierre angulaire des activités productives de l’industrie, du secteur manufacturier et de l’agriculture y est sous-estimés », indique le CNUCED

Il note également que si « l’Afrique veut exploiter mieux son potentiel en matière de commerce des services, les politiques et la réglementation devront mieux cibler les causes des défaillances du marché : accessibilité, qualité, caractère abordable, concurrence, coûts élevés du commerce des services, politiques protectionnistes, faibles niveaux de dématérialisation et de technologie, difficultés d’accès aux services financiers et insuffisance des infrastructures. Il sera essentiel de remédier à l’insuffisance des capacités productives et de renforcer l’intégration régionale pour que les services les plus importants soient davantage internalisés’.

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