Les prix du pétrole résistent aux tensions géopolitiques mondiales

Les prix du pétrole résistent aux tensions géopolitiques mondiales

Le marché pétrolier actuellement passe par une période morose et d’attente de ce que la situation géopolitique international va ressortir à chaque événement.

C’est le cas cette fin de semaine. Les prix du brut, qui ont connu une hausse au milieu de la semaine, ont repris leur tendance baissière cette fin de semaine. Il y a d’abord les annonces des perspectives économiques pour l’année 2023, qui ne sont pas positives, le replie actuel du dollar américain, mais aussi l’attente d’une possible baisse de la production d’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+).

En effet, ce vendredi 30 septembre, le Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre prochain, dont c’est le dernier jour de cotation, ont connu une reprise positive et prenait 1,19% et a atteint les 89,54 dollars. Le WTI américain quant à lui, pour des livraisons le même mois, il gagnait ce matin 1,18% et s’installe à 82,19 dollars.

Le Saharan Blend algérien, durant les cotations de la veille (jeudi), il a continué sa tendance haussière et enregistre ainsi une hausse de +0.92% et atteint les 90.77 dollars.

Selon les analystes du marché pétrolier, “Le pétrole a bénéficié d’un certain répit grâce au repli du dollar américain cette semaine, même si les risques de récession mondiale pèsent toujours sur les perspectives des matières premières”.

Le billet vert étant la devise de référence du marché pétrolier, sa baisse profite aux investisseurs qui utilisent d’autres devises, augmentant leur pouvoir d’achat.

En outre, les fuites constatées cette semaine sur les deux gazoducs Nord Stream avaient déjà ajouté aux inquiétudes concernant l’approvisionnement en hydrocarbures de l’Europe. Une quatrième fuite a été révélée jeudi sur les gazoducs en mer Baltique, visés selon l’Otan par des actes de sabotage “délibérés et irresponsables”.

Objet de tous les soupçons après ces événements, la Russie avait contre-attaqué mercredi, pointant les États-Unis et obtenant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Washington a dénoncé en retour une nouvelle opération de “désinformation”.