Les personnes qui travaillent à leur domicile, dont le nombre connaît une hausse très importante à cause de la propagation de la pandémie de COVID-19, ont besoin d’être mieux protégées, a déclaré mercredi l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport.

Selon le rapport intitulé « Le travail à domicile : de l’invisibilité au travail décent », il y avait environ 260 millions de travailleurs à domicile avant la crise du COVID-19, représentant 7,9% de l’emploi mondial.

Durant les premiers mois de la pandémie de COVID-19 en 2020, l’OIT a estimé qu’un travailleur sur cinq avait été amené à travailler à domicile.

Selon le rapport, les travailleurs à domicile sont généralement moins bien « lotis » que ceux qui travaillent en dehors du foyer, même dans des professions plus qualifiées. Les travailleurs à domicile gagnent en moyenne 13% de moins au Royaume-Uni, 22% de moins aux Etats-Unis, 25% de moins en Afrique du Sud et environ 50% de moins en Argentine, en Inde et au Mexique.

Par ailleurs, les travailleurs à domicile font face également à des risques plus importants en matière de santé et de sécurité et bénéficient d’un accès plus restreint à la formation que les autres travailleurs, ce qui nuit à leurs perspectives de carrière.

« La croissance du travail à domicile devrait persister dans les années à venir, ce qui entraîne la nécessité d’agir de manière urgente pour résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs à domicile et leurs employeurs », a prévenu l’OIT.

Les gouvernements, en collaboration avec les organisations de travailleurs et d’employeurs, doivent oeuvrer ensemble afin de s’assurer que l’ensemble des travailleurs à domicile puissent passer de l’invisibilité au travail décent, a indiqué l’OIT.

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