Mali : l’ambassadeur de France sommé de rentrer chez lui - Maghreb Emergent

Mali : l’ambassadeur de France sommé de rentrer chez lui

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Nouvelle escalade entre Bamako et Paris : les autorités maliennes ont décidé d’expulser l’ambassadeur de France, a annoncé ce lundi la télévision d’Etat.

« Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que ce jour (…) l’ambassadeur de France à Bamako, son excellence Joël Meyer, a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale (et) qu’il lui a été notifié la décision du gouvernement qui l’invite à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures », a annoncé un communiqué lu par la télévision d’Etat.

Pour les autorités maliennes cette décision est consécutive aux récentes déclarations « hostiles » de responsables français à leur encontre. Cette convocation marque un nouveau durcissement des tensions entre le Mali et la France, l’ancienne puissance coloniale engagée militairement au Mali depuis 2013.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a déclaré le 25 janvier que « la junte multipliait les provocations ». Pour sa part, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères a, deux jours plus tard, qualifié le pouvoir en place à Bamako d’« illégitime » et ses décisions d’« irresponsables », après l’injonction faite Danemark à retirer son contingent de forces spéciales du territoire malien.

L’expulsion de Joël Meyer, 60 ans, en poste à Bamako depuis octobre 2018, « fait suite aux propos hostiles et outragés du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères tenus récemment, à la récurrence de tels propos par les autorités francaises à l’égard des autorités maliennes en dépit des protestations maintes fois élevées », indique le communiqué lu à la télévision malienne.

 « Le gouvernement du Mali condamne vigoureusement et rejette ces propos qui sont contraires au développement de relations amicales entre nations », ajoute le texte, dans lequel Bamako « réitère sa disponibilité à maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France, dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non-ingérence ».

R.I./Agences

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