Monétique : sans changement du système bancaire, rien ne se fera - Maghreb Emergent

Monétique : sans changement du système bancaire, rien ne se fera

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La deuxième édition du salon du digital et des technologie (Digitech 2021) s’est clôture hier lundi au centre international des conférences, Abdellatif Rahal à Alger. Un édition marquée par une forte présence des startups et surtout concentré sur la thématique de la monétique et les paiements électroniques.

Alors que des retards immenses sont enregistrés dans la généralisation des modes de paiement modernes, électronique et mobile, le taux de bancarisation de la population (1 agence pour 26000 habitants) qui restent loins des standards internationaux (1 agence pour 10000 habitants), ajoutant à cela les obstacles réglementaires et les procédures bureaucratiques découragent les investisseurs et les startup à aller loin dans leur projets dans le secteur de la monétique. Pourtant certains résistent.

Intervenant hier, lundi, lors d’une conférence sous le thème « la stratégie monétique en Algérie », Madjid Messaoudene, administrateur du Groupement d’intérêt économique monétique (GIE Monétique), a souligné l’importance d’accélérer l’émission d’un maximum de cartes bancaires aux citoyen. « Actuellement 10 millions de cartes bancaires, CIB et Dahabia d’Algérie Poste, sont en circulation et on compte attendre 16 millions de cartes à l’horizon 2024 (+50%).

Pourtant, jusqu’à présent, la majorité des détenteurs de cartes s’en sert pour retirer du cache au niveau des distributeurs automatique de billets et peu de clients de banque et AP s’en servent pour payer leurs factures. Selon les chiffres de GIE monétique, 711 777 transactions ont été effectué en 2020, pour un total de 10 millions de cartes.

Du coté de la SATIM (Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique), le constat bien plus maigre malgré les efforts consentis jusqu’à présent et la mise en place d’une plateforme unifiée reliant les banques, GIE monétique et la Satim. Selon Nabil Dehri, divisionnaire technique à la Satim, seulement 120 Web-marchands sont adhérents au système de paiement sur internet jusqu’à présent, tandis que 200 autres sont en cours de certification.

Pourtant, la demande sur le E-paiement et m-paiement existe et il est clair que l’enjeu d’accélérer la bancarisation généralisée des particuliers et des entreprises est de taille pour l’économie national, mais à présent, les volontés dépassent rarement l’étape des discours protocolaires et des promesses dans l’attente de réalisation.

Des Fintech naissent et besoin de plus de soutien

malgré les lenteurs, l’absence d’un climat favorable à l’investissement dans le secteur de la monétique et l’érosion des fonds d’investissements et du financements des projets innovants, beaucoup de jeunes développeurs algériens, dont des étudiants, se démarquent et proposent des solutions pour rattraper le retards technologiques dans le pays.

C’est l’exemple des Fintechs, 3SPAY et MPAY. deux solutions pour le paiement par carte et le paiement mobile dévelppés en Algérie. « 3SPay » proposes des terminaux de paiement électronique de dernière génération, avec un système embarqué développé en Algérie et par des jeunes ingénieurs algériens et qui assure un stockage de donnée localement. Ou encore la startup Smart Solution and innovation, qui a développé l’application de paiement mobile « MPay »

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