Prix des moutons : les éleveurs veulent rattraper les pertes d’une année difficile - Maghreb Emergent

Prix des moutons : les éleveurs veulent rattraper les pertes d’une année difficile

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Après une année impactée par les effets de la crise sanitaire d’une part, et la hausse des prix des aliments de bétail d’autre part, les éleveurs ovins veulent recouvrir les pertes à l’occasion de l’Aïd el Adha.  

En effet, l’épidémie de la Covid-19 de 2020, a réduit d’une manière directe les ventes dans le secteur de l’élevage bovin, en raison du manque des fêtes de mariage, la fermeture des marchés de bétail, l’interdiction des cérémonies d’enterrement et la fermeture des restaurants.

Des restrictions qui ont conduit à l’augmentation du nombre des moutons, mais ont également réduit les bénéfices des éleveurs et engendré des pertes pour les opérateurs du secteur.

Selon le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs, Amrani Brahim, le nombre de moutons à travers le pays avait augmenté ces derniers jours en raison de la production et du manque de ventes enregistré pendant le confinement, oscillant entre 30 et 28 millions de têtes ovines. Il a souligné, en revanche, que ceux qui ont tiré le plus grand profit de cette conjoncture exceptionnelle, « sont les bouchers qui ont acheté le bétail à un prix raisonnable ».

Mais la crise sanitaire et les restrictions qui vont avec ne sont pas les seuls éléments qui ont rendu difficile l’activité des opérateurs du secteur de l’élevage bovin. Les agriculteurs ont aussi fait face à des coûts de production assez élevés, par rapport aux autres années. Les éleveurs de bétail sont confrontés depuis quelques mois, à une forte augmentation des prix des compléments alimentaires, de l’orge et du son, qui sont devenus inaccessibles.

Ajoutée à cela, la faible pluviométrie a engendré des situations indésirables, en impactant négativement la production fourragère exploitée par les éleveurs pour alimenter leur bétail, alors que les quantités qu’ils reçoivent de l’Office national des aliments de bétail (Onab), s’avèrent insuffisantes.

Ainsi et face à cette situation, les spécialistes estiment que malgré la disponibilité du cheptel ovin, les prix des moutons seront plutôt très élevés par rapport à l’année dernière. La célébration de l’Aid El Adha sera la dernière ligne droite des éleveurs pour sauver leur saison.

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