Depuis le mois d’octobre, les prix de nombreux produits alimentaires, à l’image des pâtes, ont entamé une ascension remarquable. Outre la dévaluation du dinar et la Covid-19, les raisons d’un tel phénomène économique demeurent plus ou moins floues, mais en bout de chaîne, la victime n’est autre que le consommateur final !

Elles varie entre 5DA et 10DA pour certaines marques. l’inflation que connaissent actuellement les produits dits de “première nécessité” s’installe dans le temps. Pâtes, lait, fruits et légumes et autres huiles alimentaires s’échangent à prix d’or sur certains étalages de marchés ou de supérettes.

C’est ainsi que les pâtes alimentaires ont été touchés par cette renvolée des prix, après avoir connu une période de quasi “pénurie”, qui se poursuit dans certaines régions du pays.

Le lait, quant à lui, a pris 10 DA la brique, tout comme la bouteille d’huile (entre 5DA et 10da de différence observée dans plusieurs points de vente).

Interrogés sur les causes de cette “hypertrophie” des prix, plusieurs commerçant sont restés évasifs voire parfois pantois, quant aux raison qui l’ont induite. Mais les experts pointent du doigt le monopole international sur certains cours de produits de base, dont le contrôle échappe totalement à l’Algérie.

C’est le cas du président de la Fédération des consommateurs, Zaki Hariz, qui évoque sur les colonnes du “Soir d’Algérie” “la dépendance alimentaire de notre pays, aux importations”. M. Hariz soutient, en effet, que la fluctuation du dinar à une période aussi incertaine que celle que nous vivons en ce moment, est en grande partie responsable du résultat final marqué sur les étiquettes des commerçants.

La spéculation, cette bonne vielle méthode pour gagner plus sans travailler davantage !

Cependant, en ce qui concerne les facteurs endogènes, le représentant de la Fédération des consommateurs ne ménagent pas d’éventuels spéculateurs, sans pour autant pouvoir les démasquer. Pour illustrer son propos, il n’hésite pas à pointer du doigt un dérèglement du marché des pâtes alimentaires, suite aux déboires économiques du géant Benamor, dont les produits manquent à l’appel sur les étalages de plusieurs commerçants, actuellement.

Selon lui, ceci aurait “ouvert la porte au spéculateurs, qui attendaient le moment opportun pour frapper”.

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