Des pourparlers sont actuellement en cours entre les responsables algériens et libyens du secteur pétrolier, pour un éventuel retour des travaux d’explorations de Sonatrach en Libye.

C’est ce qu’a révélé le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, devant les membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre de l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire 2017.

« Une coordination est en cours avec le ministère libyen de l’Energie afin que la société puisse reprendre ses activités dès que les conditions appropriées seront réunies, notamment en matière de sécurité », a indiqué Arkab aux parlementaires.

Si le retour de l’exploration pétrolière de Sonatrach est envisageable dans un avenir proche, certaines conditions sont, néanmoins, exigées par l’Algérie. La plus importante est celle de la sécurité des équipements et des employés de la compagnie nationale. Les terres libyennes connaissent depuis 2011 des affrontements armés qui ont déstabilisé la vie économique du pays notamment dans le domaine pétrolier. Ce qui exige une garantie de la part du gouvernement libyen pour la sécurisation des sites exploités par l’entreprise algérienne.

Mais le retour de Sonatrach en territoire libyen est aussi conditionné par la rentabilité des explorations. Ce paramètre a également été évoqué par le ministre de l’Energie, qui a souligné que « les prix du pétrole ne sont pas très attractifs actuellement ». Ce qui peut repousser le retour de l’exploration pétrolière de Sonatrach, à une date où le marché pétrolier sera porteur.

Rappelons que Sonatrach s’est retirée de Libye en 2011, en raison de la violence des affrontements entre les hommes de Tripoli et de Benghazi.

En 2018, la compagnie pétrolière nationale avait découvert du pétrole et du gaz dans le bassin de Ghadames, au sud-ouest de Tripoli. Ceci après que les deux parties, algérienne et libyenne ont signé, en janvier de cette même année,  un accord-cadre portant sur le renforcement des capacités des deux pays dans la gestion des réserves de pétrole et de gaz qui se trouvent leurs frontières.

Le patron de la société publique libyenne du pétrole (NOC), avait indiqué que la Libye a cruellement besoin du retour des investissements étrangers dans son secteur pour mieux gérer la crise de la chute des prix du pétrole et relancer son économie.

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