Un 30e vendredi marqué par un grand soutien à Karim Tabbou - Maghreb Emergent

Un 30e vendredi marqué par un grand soutien à Karim Tabbou

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Le 30e vendredi du soulèvement populaire en Algérie, a été marqué ce 13 septembre 2019, par une large solidarité avec l’homme politique Karim Tabbou, qui a été placé jeudi en détention provisoire, après avoir été inculpé « d’atteinte au moral des troupes ».

Dès les premiers instants de la marche à Alger, des pancartes et des banderoles ont été brandies en soutien à l’opposant Karim Tabbou. « Libérez Karim Tabbou », « le peuple aime Karim Tabbou » ou encore « Allah akbar Karim Tabbou », sont les slogans scandés tout au long de la manifestation.

Interrogés par Maghreb Emergent, plusieurs manifestants ont affirmé que le président de l’Union démocratique et sociale (UDS), ne mérite pas d’être emprisonné et son interpellation fait partie de la « répression exercée sur le Hirak ».

« Aujourd’hui c’est Tabbou, demain c’est nous. Il faut qu’on soit solidaires et qu’on refuse ce genre de pratique pour préserver notre mouvement populaire », ont souligné ceux que nous avons interrogés. 

Pour rappel, Karim Tabbou, 46 ans, a été arrêté mercredi à Alger, devant son domicile, par deux hommes en civil qui se sont présentés comme agents des services de sécurité.

L’arrestation de Karim Tabbou a provoqué une véritable vague d’indignation, notamment sur les réseaux sociaux.

Sur sa page Facebook, Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie, parle de « prise d’otage. Le seuil du tolérable a une nouvelle fois été dépassé ».

« Un État de droit respecte la liberté de parole. Une personnalité politique aux arrêts est la condamnation de la démocratie », écrit à son tour sur Twitter, Soufiane Jilali, le fondateur du parti Jil Jadid.

Hier, une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Celle du père de Karim Tabbou, qui demande le soutien du peuple à son fils incarcéré et souhaite, par la même occasion, de ne pas « s’écarter du chemin qu’il a emprunté », car, selon lui, « c’est un chemin de paix ».

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