L’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), qui entrera en vigueur à partir de janvier 2021, permettra l’annulation de “90% des taxes douanières sur une durée de 5 ans pour les pays en développement et 10% pour les pays africains les moins développés”, a affirmé ce mardi, le ministre du Commerce, Kamel Rezig.

Lors d’un exposé sur la Zlecaf devant les membres de la commission des Affaires étrangères et de la communauté du Conseil de la nation, Rezig a assuré que “l’accord permettra de développer le commerce inter-africain de 25% et l’encouragement du principe de concurrence en matière d’industrie et d’entreprises”.

En dépit du faible taux des échanges commerciaux algériens avec les pays africains, estimé par le ministre à seulement 3% du total des échanges, Rezig a précisé que “l’Algérie occupe la 20ème place du total des pays fournisseurs du continent pour une valeur de 2,2 milliards de dollars y compris les produits pétroliers, soit 0,4 % du total des importations du continent africain”.

Pour ce qui est de la balance commerciale entre l’Algérie et les pays africains, elle a enregistré, poursuit-il, “un saut de 78 millions de dollars en 2016 à 830 millions de dollars en 2019, soit 964%”.

Il a également précisé que la faiblesse de ces chiffres est due au fait que la plupart des pays africains ne font pas partie des communautés économiques africaines, induisant la faiblesse de la compétitivité des produits algériens, avec des taxes douanières oscillant entre 45 et 65%, a-t-il expliqué.

A noter, l’accord portant création de la Zlecaf lancé le 21 mars 2018 à Kigali, compte 3 protocoles fondamentaux, le premier relatif au commerce des marchandises visant le renforcement du commerce inter-africain des marchandises, le deuxième relatif au commerce des services visant la libéralisation tarifaire du commerce des services, outre le troisième protocole relatif aux règles et au règlement des contentieux.

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