Le changement de régime tel que voulu par la révolution populaire dépasse de loin le subterfuge de changement de personnes à la tête du pouvoir. C’est qu’explique Fodil Boumala dans cet Offshore, où, il donne libre cour à son talent de théoricien.

Boumala qui est sans concession pour la facilité, explique ici le pouvoir actuel ne peut être juge et partie. Un pouvoir qu’il accuse d’avoir établi, depuis longtemps, des pépinières de corruption.  « Il est temps de procéder au changement radical, tel que voulu par le peuple » Assène le militant politique.

Dans cet Off Shore explosif, Fodil Boumala est percutant. Il décrit sans fard un régime corrompu et corrupteur et appel au changement, tel que voulu par le peuple. « Le subterfuge de changement de têtes, ne convainc plus et il faut aller plus loin dans la révolution populaire ». Poursuit l’invité de cet Off Shore, et de rappeler qu’une révolution ne peut être réduite à ses outils, dont les marches populaires. « La révolution est déclenchée mais ne peut être programmée dans le temps, comme elle ne peut souffrir de limites imposées par un agenda, où, les dates sont fixées d’avance. » Etaye-il son propos.

Boumala croit plutôt que les buts et les objectifs de la révolution populaire sont surtout dictés par les étapes franchies et les situations nouvelles. « Toute révolution populaire, à l’instar de la  révolution algérienne n’est pas un dogme, elle est une dynamique, littéralement Hirak. » Poursuit il, en ajoutant que ce mouvement et cette dynamique propres à la révolution engendrent l’invention  de modus-operandi inédits, et ce en fonction, justement, de ces étapes et situations.

Interpellé sur l’arrêt des marches populaire suite à l’apparition de la pandémie de Coronavirus, Boumala signale que l’arrêt des marches a été décidé bien avant que ne le décrète le pouvoir. Le génie populaire a pris les devants et a arrêté les marches afin de préserver la santé et la vie des algériens. Assène encore Boumala tout en poursuivant :  « Le Covid-19 n’a jamais été un obstacle pour la révolution populaire et ne le sera jamais. La société civile, indépendante, a donné le meilleur d’elle-même pour faire face à la pandémie et sauver les vies des algériens. » 

Source : Radio M

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