Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a mis l’accent ce lundi, sur la nécessité de consacrer une partie de la production des établissements à caractère économique et industriel (EPIC),  aux marchés extérieurs.

« Il n’est pas nécessaire de réaliser un surplus de production pour qu’on puisse exporter. Il faut consacrer au mois 20 % de la production à l’exportation », a souligné Rezig, lors d’une visite de travail dans la wilaya de Blida.

Le ministre veut garantir au mois une place dans le marché africain, notamment en prévision de l’entrée en vigueur, prochainement, de l’accord relatif à la création de la Zone de Libre échange continentale africaine (ZLECAF).

Pour Rezig, le fait de destiner un quota de la production à l’exportation permettra d’assurer une place au marché africain. « Il est impératif de cibler 53 pays africains pour que nous ne perdions pas le marché africain, comme ce fut le cas pour les marchés arabe et européen », a-t-il souligné.

A ce propos, le ministre dira que « l’ensemble des départements ministériels concernés par les secteurs commercial et industriel soutiendront les investisseurs, néanmoins ils ne peuvent pas mener une  concurrence à l’étranger à votre place ».

« Nous allons vous accompagner et offrir toutes les facilitations mais vous devez fournir davantage d’efforts et proposer un produit concurrent », a-t-il soutenu.

Dans ce même volet, Rezig a indiqué que toutes les entreprises doivent adopter et appliquer la comptabilité analytique en vue de maitriser les coûts de production indirects qui impactent par conséquent les prix. « Ce qui permettra de relever le défi de la concurrence qui ouvre la voie sur les marchés extérieurs », a-t-il souligné.

Le ministre a fait rappelé que le marché africain est important car il couvre 1,2 milliards de  consommateurs dont le Produit Intérieur Brut (PIB) s’élève à 2.500 milliards dollars avec un espace commercial d’une valeur d’échange de plus 3.000 milliards de dollars d’où l’impératif de changer les mentalités et y réfléchir, d’autant que l’Algérie se situe dans une position stratégique lui permettant d’exporter via ses passages frontaliers du Sud mais aussi par avions et conteneurs.

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