Toufik Hakkar : « Sonatrach terminera l’année 2020 sans perte » malgré la baisse des recettes

Toufik Hakkar : « Sonatrach terminera l’année 2020 sans perte » malgré la baisse des recettes

Le P-DG de l’entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach, a affirmé ce mardi que le groupe pétrolier « terminera l’année en cours sans enregistrer de pertes ou de résultats négatifs comme c’est le cas, en ce moment pour les grands groupes pétroliers internationaux ».

Le P-DG de Sonatrach, qui s’est exprimé sur le plateau de la chaîne de télévision privée Echourouk, estime que tous les groupes pétroliers du monde ont vu leur chiffre d’affaires chuter à cause du ralentissement de l’économie mondiale. Il explique que même les investissements pétroliers et gaziers, à travers le monde, ont reculé de plus de 100 milliards de dollars en 2020.

« A Sonatrach, les investissements ont aussi baissé cette année », a-t-il ajouté. Il explique qu’après qu’ils ont atteint les 8 milliards de dollars en 2019, cette année Sonatrach n’a investi que 5,4 milliards de dollars, soit une baisse de près de 3 milliards de dollars.

Aussi, les frais de gestion ont eux aussi baissés de 3 milliards de dollars. « Ceci pour équilibrer la balance entre la baisse des recettes et celle des investissements, dans le but de finir l’année 2020 avec de bons résultats et sans perte », a précisé Hakkar.  

Les recettes en recul de 40%

Toufik Hakkar a aussi  révélé que les recettes pétrolières et gazières de Sonatrach ont enregistré un recul de près de 40%, en raison de la baisse des prix du pétrole et de la crise sanitaire.

Le premier responsable de Sonatrach a expliqué qu’en 2019, les recettes pétrolières ont atteint 33 milliards de dollars, alors que pour l’année en cours, nous atteindrons les 20 à 21 milliards de dollars.

Cette contraction des recettes des hydrocarbures, explique Hakkar, est due en majeure partie (80%) à la baisse des prix du pétrole sur le marché, ce qui a aussi impacté d’autres produits comme le gaz, le GPL et le condensa etc.

« Quant aux 20% restantes, cela est lié à la baisse de la production pétrolière dictée par l’accord conclu dans le cadre de l’Opep, dans le plafonnement de la production, mais aussi par la faible demande européenne sur le gaz », a-t-il signalé.