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Algérie – Ahmed Ouyahia « confirme » la dissolution du DRS

Par Yazid Ferhat
janvier 30, 2016
Algérie – Ahmed Ouyahia « confirme » la dissolution du DRS

Une première confirmation officielle de la dissolution du département du renseignement et de sécurité ( DRS). C'est le directeur de cabinet du président Abdelaziz Boutefkika, et néanmoins secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) qui a levé le doute sur toute spéculation.

 

Le DRS a été bel et bien dissous remplacé par trois directions rattachées à la présidence de la République. "Oui, le DRS a été dissout", a confirmé M. Ouyahia lors d’une conférence de presse ce matin relayée par de nombreux médias. Selon le directeur de cabinet de Bouteflika le département du renseignement a été remplacé par trois "Directions générales" distinctes, toutes rattachées à la présidence de la République. "Il s’agit de la Direction générale de la sécurité intérieure, la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure, et de la Direction générale du renseignement technique", a-t-il précisé.

Quant au nouveau statut de M. Athmane Tartag, dit Bachir, explique-t-on encore, il a été désigné conseiller auprès de la présidence de la République en charge de la coordination des services de sécurité, a ajouté M. Ouyahia confirmant ainsi les informations publiées par la presse. Il a, cependant, souligné que le DRS n’a, à aucun moment, été remplacé par une "direction" comme l'ont avancé certains journaux.

Pour rappel, la dissolution du DRS a été annoncée par de nombreux médias la semaine écoulée sans qu'il y ait une communication officielle à ce sujet. Ces déclarations de Ahmed Ouyahia sont les premières qui émanent d'une institution officielle confirmant par la même ce qui n'était, à ce jour, que des "informations" de presse recueillies auprès de "sources anonymes".

Quant à ceux qui croient lire en cette dissolution du DRS, une diminution de l'influence de l'état-major de l'armée, Ahmed Ouyahia n'y voit qu'un recentrage des prérogatives et dément tout lecture stipulant un renforcement de la Présidence aux dépends de l'institution militaire.