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Algérie-France : le rapport Stora tente-t-il de réhabiliter les Harkis ?

Par Radio M
janvier 20, 2021
Algérie-France : le rapport Stora tente-t-il de réhabiliter les Harkis ?

Il fallait s'y attendre, la question des Harkis est au centre du rapport sur« Les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie », remis par l’historien Benjamin Stora , ce mercredi, au Président français Emmanuel Macron.

Ce rapport recommande la mise en place d’une commission « Mémoire et Vérité » chargée d’impulser des initiatives mémorielles communes entre la France et l’Algérie.  Le document compte 22 recommandations que la commission composée de « différentes personnalités engagées dans le dialogue franco-algérien » aura à étudier.

Cette commission aura notamment à se prononcer sur la question des Harkis, laquelle est évoquée par le rapport Stora. Elle formulera donc une proposition les concernant afin de « Voir avec les autorités algériennes la possibilité de faciliter les déplacements des harkis et de leurs enfants entre la France et l’Algérie. »

Le document de Stora évoque même le 25 septembre, comme journée d’hommage aux harkis et autres membres de formations supplétives dans la guerre d’Algérie. 

Rappelons que dès l’annonce de ce travail sur la mémoire, voulu de part et d’autres de la méditerranée, les Harkis sont montés au créneau et ont tenu à manifester leur volonté de ne pas être exclus de ce travail délicat qui revisite les relations algéro-françaises, sur fond d’un passé colonial aux épisodes douloureux.

« Le travail de l’historien est de rechercher, de connaître et de faire connaître le passé, sans parti pris idéologique ni falsification », a déclaré, en France, le comité national de liaison des Harkis (CNLH) dans un communiqué en novembre dernier. La question des harkis demeure délicate.

Pourtant ils ont demandé un travail « sans parti pris idéologique, ni falsification » à l’historien Benjamin Stora chargé, avec un expert algérien Abdelmadjid Chikhi,  qui se penchent sur la question mémorielle.

Signalons enfin que Benjamin Stora propose que cette commission soit composée de « différentes personnalités engagées dans le dialogue franco-algérien », comme Fadila Khattabi, présidente du groupe d’amitié France-Algérie de l’Assemblée nationale, Karim Amellal, ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée, des intellectuels, médecins, chercheurs, chefs d’entreprise, animateurs d’associations…