Algérie – Retour sur la démission non médiatisée de Lotfi Nezzar du FCE - Maghreb Emergent

Algérie – Retour sur la démission non médiatisée de Lotfi Nezzar du FCE

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Juste après la démission de Slim Othmani, et avant qu’Issad Rebrab ne claque la porte de l’organisation, c’est Lotfi Nezzar, fils de l’ancien ministre de la défense Khaled Nezzar, qui a eu à signifier son retrait du Forum des chefs d’entreprises (FCE) dans la foulée de la campagne pour la présidentielle d’avril dernier. C’était le 30 mars dernier.

 

Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), M. Réda  Hamiani a accusé réception de la lettre de démission de Lotfi Nezzar, CEO de Smart Link Communication Spa, une société spécialisée dans l’exploitation des services Internet et des réseaux de télécommunication, le 30 mars 2014 déjà. Soit deux semaines après la diffusion dans les médias de celle de  Slim Othmani, patron de l’entreprise Rouïba. Dans la lettre de Hamiani au fils du général Nezzar, dont Maghreb Emergent détient une copie, on peut lire ceci : « J’accuse bonne réception de votre lettre du 30 mars 2014 annonçant votre démission de notre association. Je donne immédiatement des consignes pour vous rayer de nos listes en effaçant, du même coup, toutes les données vous concernant. ».

Hamiani botte en touche

Le président du FCE, Réda Hamiani qui a dû faire face à une pression médiatique et politique à cause de la crise qu’a provoquée l’alignement de l’organisation derrière Bouteflika dans son entreprise de briguer un 4e mandat, botte en touche. A l’information qui a fait état du retrait d’une quarantaine de membres du FCE en signe de protestation contre ce choix politique, Hamiani a réduit cette saignée au seul Slim Othmani, l’accusant d’être plus présent dans les médias que dans les instances de l’organisation dont il est membre.  Certains se demandent si le choix de faire l’impasse sur la démission de Lofti Nezzar n’obéissait pas à des considérations très politiques. Le fait qu’il soit le fils de l’ancien ministre de la défense, Khaled Nezzar, faisait-il craindre que cela ne soit perçu comme une prise de position hostile au clan présidentiel ? Il reste que M.Lofti Nezzar n’a pas, lui aussi, médiatisé sa démission.  Maghreb Emergent a tenté de contacter Réda Hamiani et Lotfi Nezzar pour en savoir plus, en vain.

Ambiance délétère

La démission fracassante de l’homme le plus riche de l’organisation, le magnat Issad Rebrab, patron du groupe Cevital, il y a quelques jours, a révélé l’existence d’une ambiance tendue au sein de l’organisation. Rebrab a accusé certains membres influents et notamment Ali Haddad, d’utiliser leurs relations pour bloquer les projets de leurs confrères.

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