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Cour d’appel de Constantine : le chercheur Raouf Farrah quitte la prison

Par Maghreb Émergent
octobre 26, 2023
Cour d’appel de Constantine : le chercheur Raouf Farrah quitte la prison

En détention depuis février 2023 dans la prison de Boussouf à Constantine, le Chercheur Raouf Farrah quitte la prison de Boussouf à Constantine à partir de ce jeudi 26 octobre.

La Cour de Constantine a rendu son verdict ce jeudi, dans l'affaire du Chercheur en géopolitique, Raouf Farrah, le journaliste du Provincial Mustapha Bendjama et leur coaccusé, Moutaha Habes. Farrah et Bendjama ont été condamnés à huit mois de prison ferme et une année avec sursis et Moutaha Habes à six mois de prison ferme.

La Cour d’appel de Constantine a également confirmé la peine d’une année de prison avec sursis prononcée en première instance à l’encontre du père de Raouf Farrah, Sebti Farrah et la relaxe en faveur de Sofiane Berkane, ex-chargé de communication de la wilaya d’Annaba.

En prison depuis février 2023 (plus de huit mois) le chercheur en géopolitique Raouf Farrah et le journaliste Mustapha Bendjama ont, en effet, purgé leurs peines. Raouf Farrah sera libéré dès aujourd'hui. En revanche, Mustapha Bendjama, qui est en détention préventive dans l'affaire Amira Bouraoui, restera en prison, en attendant son jugement lors du procès programmé pour le 31 octobre 2023.

Selon l'avocat de Raouf Farah, un "pourvoi en cassation sera introduit auprès de la Cour suprême dans le but de prouver l'innocence de son client. Selon lui, le chercheur peut "sortir d'Algérie le plus normalement du monde dès jeudi" et retourner en Tunisie où "il vit depuis quatre ans" avec sa femme canadienne et leur fille de quatre ans.

Mustapha Bendjama et Raouf Farrah sont poursuivis et jugés coupables de "publication d'informations et de documents dont le contenu est classé partiellement ou intégralement secret, sur un réseau électronique ou d'autres moyens technologiques de médias".

Raouf Farrah a également été condamné pour "réception de fonds d'institutions étrangères ou intérieures dans l'intention de commettre des actes pouvant porter atteinte à l'ordre public".