Hadj 2022 : la BNA lance un crédit sans intérêts au profit des pèlerins

Hadj 2022 : la BNA lance un crédit sans intérêts au profit des pèlerins

Le Hadj (pèlerinage) pour la saison 1443/2022, a été fixé à 856.100,00 DA. Une sommes qu’une grande partie de personnes tirés au sorts cette année ne pourront pas financer. C’est plus de 40% plus cher que les saisons d’avant pandémie Covid-19.

A cet effet, des solutions alternatives, pour les pèlerins qui ne peuvent pas financer leur pèlerinage, ont été lancé. C’est le cas du produit de finance islamique « Essabil », lacé hier jeudi 2 juin par la banque nationale d’Algérie (BNA), qui permet aux pèlerins de contracter un crédit sans intérêts pour financer leur voyage saint.

« El-Qard Elhassan » ou crédit de bienfaisance, permet de couvrir jusqu’à 70% des frais du Hadj, notamment les frais d’hébergement, de restauration et de transport, dont le prix du billet d’avion avec un remboursement s’étalant sur 24 mois et un différé de remboursement de 3 mois », a expliqué, Mohamed Lamine Lebbou, directeur général de la BNA.

Les personnes pouvant bénéficier de ce crédit sont les détenteurs du passeport Hadj, ainsi que leurs conjoints, leurs ascendants ou leurs descendants (au profit de leurs parents pèlerins), a-t-il précisé, ajoutant que ce nouveau produit sera disponible dans l’ensemble des 64 guichets de la finance islamique que compte sa Banque, ainsi que ses trois agences dédiées à ce mode de financement.

Le responsable a, en outre, souligné que « les conditions d’éligibilité à ce crédit sont consultables sur le portail Finance islamique, le site web et les pages officielles des réseaux sociaux de la Banque ».

Présent à l’évènement, le membre du Haut Conseil Islamique, Mohamed Boudjellal, a assuré que ce produit est « conforme aux préceptes de la Charia islamique », estimant qu’il « vient répondre aux préoccupations des pèlerins algériens suite à la hausse des frais du Hadj ».

Une hausse due, ajoute-t-il, à « une augmentation des prix appliqués pour certains services au niveau des Lieux Saints et non pas à une augmentation appliquée par la partie algérienne », précisant que « malgré cette hausse des frais, les prix demeurent moins chers que ceux appliqués dans d’autres pays ».

Avec APS