Industrie chimique : le holding public ACS commercialisera ses produits au Sénégal - Maghreb Emergent

Industrie chimique : le holding public ACS commercialisera ses produits au Sénégal

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Le Holding public algérien ACS (Algerian Chemical Specialities), qui gère quatre groupes publics et six EPE, étend son réseau de distribution de produits pharmaceutiques et signe un accord de partenariat avec le groupe sénégalais “Procurement Management Consulting Engineerig” (PMCE) en vue de commercialiser ses produits au Sénégal et dans ses pays voisins.

L’accord a été signé, mercredi à Alger, par le PDG d’ACS, Samir Yahiaoui et le DG du groupe sénégalais, Babacar Dieye, en présence de représentants du ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, du président de l’Union nationale des entrepreneurs Publics (UNEP), Charaf-Eddine Amara, ainsi que l’ambassadeur du Sénégal en Algérie, Serigne Dieye.

En effet, le groupe PMCE distribuera les produits des succursales du Holding ACS, tels que le verre, les matériaux abrasifs, le caoutchouc, le plastique, le matériel médical, les produits d’hygiène personnelle, la peinture et le vernis au Sénégal, et dans plusieurs pays voisins, tels que la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Mali et le Bénin, selon les explications fournies lors de la cérémonie de signature.

L’accord prévoit, également, la création d’unités de production de certains produits comme la peinture et les détergents au Sénégal, d’ici fin 2024, en partenariat avec l’une des succursales du groupe (PMCE).

Dans son allocution à cette occasion, M. Yahiaoui a souligné l’importance de cet accord qui permettra aux différents produits des succursales d’ACS d’accéder aux marchés africains, ce qui renforcera les importations de l’Algérie hors hydrocarbures l’année prochaine.

Il a ajouté que la signature intervient, à l’issue de la forte demande enregistrée sur les produits de l’entreprise nationale lors des expositions permanentes organisées au Sénégal et en Mauritanie, ce qui a ouvert la voie à des partenariats potentiels pour une commercialisation régulière.

La convention tend à apporter une valeur ajoutée

Pour sa part, M. Dieye a indiqué que cette convention intervient dans le cadre de la valorisation des relations de coopération entre l’Algérie et le Sénégal et du renforcement des échanges commerciaux bilatéraux, ajoutant que “la convention ne concerne pas uniquement la mise en place de mécanismes pour l’établissement de relations commerciales rentables avec la partie algérienne, autant qu’elle tend à apporter une valeur ajoutée”.

Le président de l’UNEP a estimé que ce partenariat constituait un bon modèle pour les entreprises algériennes en général et publiques en particulier, affirmant les capacités d’exportation du secteur public et sa capacité à investir les marchés internationaux et à créer une valeur ajoutée internationale.

Ladite convention traduit la volonté des entreprises nationales à affirmer le rôle de l’Algérie en Afrique, en sus de consacrer son appartenance africaine, a-t-il poursuivi, rappelant l’ouverture de deux banques algériennes en Mauritanie et au Sénégal, susceptibles de faciliter les échanges commerciaux avec les deux pays et d’encourager les opérateurs nationaux à s’y rendre.

L’ambassadeur du Sénégal à Alger a souligné, quant à lui, la nécessité d’intensifier ce genre de partenariats pour réaliser la complémentarité économique entre l’Algérie et le Sénégal, en application des orientations des dirigeants des deux pays.

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