Le Maroc reçoit la frégate Mohamed VI, un opposant critique un couteux "jouet inutile" - Maghreb Emergent

Le Maroc reçoit la frégate Mohamed VI, un opposant critique un couteux « jouet inutile »

Frégate M6
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 Le Maroc a reçu jeudi sa frégate multi-missions Mohamed VI, la plus puissante d’Afrique. Avec plus d’un mois de retard, cette frégate, qui sera basée à Ksar Sghir, sur le Détroit de Gibraltar, suscite des critiques chez certains opposants.

 

 C’est jeudi dans le port militaire français de Brest que le Maroc a enfin pris officiellement livraison de la frégate multi-missions (FREMM) Mohamed VI. Deux mois et quelques jours en retard, puisque le navire devait être réceptionnée à la mi-novembre. D’un cout de 470 millions d’euros, la frégate a une longueur de 142 mètres, peut embarquer jusqu’à seize missiles surface-air Aster 15, huit missiles antinavire Exocet MM40.  Elle peut déplacer 6000 tonnes en charge, a une tourelle de 76mm et de l’artillerie légère, ainsi qu’un hélicoptère embarqué. La frégate Mohamed VI sera basée à Ksar Sghir, près de Tanger, face au Détroit de Gibraltar et entre l’Atlantique et la Méditerranée. La base maritime de Ksar Sghir accueille également trois corvettes de classe Sigma dont le Maroc a pris livraison l’an dernier auprès des chantiers néerlandais Damen. L’arrivée de la frégate Mohamed VI au port militaire marocain de Ksar Sghir, fera de celui-ci la plus importante base maritime du royaume. La réalisation de ce port de plus de quatre hectares et d’une longueur de plus de 1.000 mètres, a été financée par les Etats-Unis à hauteur de 1,7 milliard de dirhams, et réalisé sous l’expertise française. Commandée en 2008 aux chantiers navals de Brest (DCNS), la frégate Mohamed VI renforce l’arsenal militaire marocain d’origine française. Le Maroc est un client des avionneurs français, dont Dassault avec son  »Rafale » mais fait également ses achats d’avions et équipements militaires auprès des constructeurs américains.

 Une « compétition militariste absurde » entre Alger et Rabat

 Le site espagnol, El Confidential Digital, cité par un média marocain affirme que la nouvelle frégate devrait permettre au Maroc de « récupérer « une partie de son poids géostratégique dans le détroit de Gibraltar ». Elconfidencial Digital » se serait « inquiété » des capacités du navire. Mais d’une manière plus sérieuse, l’économiste et militant Fouad Abdelmoumni critique avec vigueur, sur sa page Facebook, l’achat d’un « jouet inutile » à 6 milliards de dirhams dans « un contexte de crise » alors qu’on continue « à nous seriner qu’il faut faire des économies de bout de chandelles sur le dos des pauvres » ! Pour Abdelmoumni, il existe une « compétition militariste » qui n’a aucun sens entre le Maroc et l’Algérie. « De toutes les manières, le Maroc n’a pas les moyens de tenir la compétition dans la course à l’armement avec l’Algérie qui dispose d’une manne pétrolière immense, et encore moins avec l’Espagne et l’OTAN face auxquels il est quantité absolument négligeable, comme l’a montré sa déculottée historique dans le conflit de l’îlot Perejil – Laïla au début du règne de Mohammed 6 » note-t-il. Pour rappel, le rapport 2012 du SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm) indique que les deux pays étaient en tête des achats d’armes en Afrique durant la période 2008-2012 en Afrique, avec une augmentation de 277 % du volume des livraisons pour l’Algérie et de 1460 % pour le Maroc, alors que la hausse est de seulement 5 % pour les pays subsahariens, en guerre.

 

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