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Les prix du pétrole repartent à la hausse

Par Maghreb Émergent
novembre 30, 2022
Les prix du pétrole repartent à la hausse

Le pétrole continue de gagner des points dans un marché dominé par l’incertitude. Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse mercredi, toujours poussés par les anticipations du marché d'une réduction de l'objectif de production de l'Opep+ lors de sa prochaine réunion, finalement virtuelle

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier, dont c'est le dernier jour de cotation, prenait 2,48%, à 85,09 dollars. Le baril de West Texas américain, pour livraison le même mois, grimpait de 2,24%, à 79,95 dollars.

Les deux références du pétrole brut profitaient "des spéculations selon lesquelles l'OPEP+ pourrait décider de réduire davantage les quotas de production lors de la réunion de dimanche", affirment les analystes de DNB Markets cités par l’AFP.

Les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de brut (OPEP), conduits par l'Arabie saoudite, et leurs dix alliés emmenés par la Russie, qui devaient se réunir en présentiel dimanche à Vienne, siège du cartel des producteurs de pétrole, vont finalement opter pour "le format virtuel", a indiqué mardi à l'AFP une source proche de l'organisation.

Ce changement de format "suggère une reconduction et non une nouvelle réduction de la production", selon le cabinet Oilytics.

La majorité des analystes s'attendent cependant à une nouvelle baisse des quotas, après la réduction de l'objectif de production du groupe de 2 millions de barils par jour pour novembre, décidée début octobre afin de soutenir les cours.

"Les perspectives de la demande sont assombries par l'affaiblissement de l'économie mondiale et l'augmentation des cas de Covid en Chine", poursuivent les analystes de DNB Markets.

Le marché attend aussi le rapport hebdomadaire des stocks américains de brut et d'essence, publié par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Les analystes tablent sur une forte baisse de 3,123 millions de barils de brut, mais sur une augmentation de 2,25 millions de barils d'essence, selon le consensus médian établi par l'agence Bloomberg.