Ce lundi 4 janvier, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires, se retrouvent par visioconférence pour arrêter la quantité de brut à remettre sur le marché mondial le mois prochain.

A la veille de cette rencontre, les cours du pétrole enregistrent une hausse, qui propulse le baril de Brent à 53,06 dollars.

Cette augmentation conséquente par rapport à la tendance du marché en 2020, est en partie due à l’agenda de cette 13ème réunion ministérielle Opep-Non Opep, qui sera consacrée à l’examen de la situation du marché pétrolier international, regroupant les 23 pays signataires de la déclaration de coopération, à savoir, 13 pays membre de l’Opep et 10 autres non membres de l’organisation dont la Russie.

Il s’agit, en fait, d’ajuster l’offre de l’or noir à une demande sabrée par la pandémie de Covid-19 et dont la reprise est incertaine, avec en ligne de mire le soutien des prix du brut.

Les pays participants se tenant prêts à ajuster les niveaux de production en fonction des conditions et de l’évolution du marché. Cette stratégie s’était traduite par un premier palier de 500.000 barils quotidiens supplémentaires en janvier et par une promesse de rendez-vous chaque début de mois.

Mais la politique des membres de l’Opep+ reste assez dépendante du bon vouloir de la Russie et de l’Arabie saoudite, respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les États-Unis.

En mars dernier, la mésentente entre Ryad et Moscou, a débouché sur une courte mais intense guerre des prix, qui avait fait trébucher une première fois les cours du brut. Fort heureusement, le climat est aujourd’hui plus apaisé, après que les responsables saoudiens et russes ayant affiché leur unité lors d’une réunion bipartite en décembre dernier.

Toutefois, les pierres d’achoppement au sein de l’organisation ne manquent pas, au sujet du respect des quotas notamment ou encore des prévisions plus ou moins optimistes quant à la reprise de la demande pétrolière. Rappelons que dans son dernier rapport mensuel, le cartel lui-même s’était voulu prudent en révisant à la baisse l’appétit mondial pour le pétrole en 2021. Il avait noté au passage « les incertitudes élevées, essentiellement en ce qui concerne le développement de la pandémie de Covid-19 et le déploiement des vaccins ».

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