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Une banque mobile, pourquoi pas !

Par Maghreb Émergent
avril 23, 2016
Une banque mobile, pourquoi pas !

L’entrée en activité de l’Internet mobile à haut débit est en train de propulser les opérateurs de la téléphonie mobile vers d’autres horizons économiques. L’arrivée prochaine de la 4G et l’autorisation du paiement mobile ne feront qu’augmenter leurs revenus et consolider leur rôle d’opérateurs économiques dans le pays. En revanche, des établissements comme la Banque d’Algérie hésitent toujours à miser sur les technologies mobiles pour lancer les services bancaires mobiles. La « modernisation IT » n’a jamais fait partie de leurs priorités. Aujourd’hui, les opérateurs de la téléphonie mobile activant en Algérie peuvent réussir en quelques années là où la banque d’Algérie a échoué en 40 ans à savoir bancariser la population du pays. Les spécialistes de l’industrie des télécommunications voient le « m-banking » comme moyen efficace pour porter le citoyen vers le tout bancaire. Selon une étude KPMG/UBS, le nombre d’utilisateurs de services de banque mobile pourrait doubler d’ici à 2019 pour atteindre 1,8 milliard de personnes dans le monde, soit le quart de la population mondiale. Le gouvernement devrait placer cette question en tête de l’ordre de priorité du plan de résolution des nombreux problèmes qui accablent le pays.

Les banquiers et à leur têtes le gouverneur de la Banque d’Algérie devront s’inspirer des solutions de banque mobile déployées dans plusieurs pays africains, pour aider à créer la première banque mobile en Algérie. Un partenariat entre les banques et les opérateurs mobiles s’avère plus que nécessaire pour permettre aux algériens d’utiliser leurs terminaux mobiles afin de créer des comptes bancaires, d’effectuer des virements, demander des crédits, payer des factures, etc. Cela passe nécessairement par une révision de la réglementation pour autoriser la création des sociétés de services bancaires numériques permettant à des acteurs de profils non bancaires d’offrir les services du paiement numérique en toute légalité et d’assurer une protection des fonds en faveur de la clientèle. La mise en œuvre rapide de cette coopération en Algérie, pays marqué par une prédominance de la culture de l’argent liquide, ferait initier les Algériens au transfert monétaire numérique. Ils pourront découvrir les services de paiement en ligne, la bancarisation, le microcrédit et les transferts d’argent internationaux. L’Algérien ne sera plus alors obligé de mettre son téléphone mobile dans une poche et du cash dans l’autre. Son mobile deviendra la matérialisation de sa banque.

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