L'Algérie ne livre pas ses données numériques aux institutions internationales

Aujourd’hui, la stratégie de la politique numérique de l’Algérie a besoin de beaucoup d’atouts supplémentaires et surtout d’une maîtrise de l’évolution technologique, devenue de plus en plus rapide. Certes le numérique a arraché plusieurs départements ministériels dans le nouveau gouvernement, mais à ce jour, nous n’avons relevé aucune politique digitale transversale qui pourrait mener le pays vers une transformation globale de la société.

La technologie doit trouver sa place dans la mise en œuvre des projets stratégiques comme ceux destinés à l’amélioration des modèles de la santé et de l’enseignement primaire et à la réduction de la pauvreté, de la fracture sociale et de la mortalité infantile.

Une question se pose donc, pourquoi la société algérienne ne tire pas profit du potentiel des technologies du digital ? A notre avis, les raisons sont multiples…Le gouvernement n’a toujours pas fait l’effort financier nécessaire pour bien promouvoir, à long terme, une politique technologique qui pourra faire rentrer le pays dans l’ère des nouveaux usages du numérique.

Sans cela, l’intelligence artificielle ne pourra jamais arriver en Algérie pour diagnostiquer, par exemple, les personnes atteintes de maladies qu’elles pourraient contracter bien avant qu’elles ne soient même malades, ou prédire à l’avance les séismes; le pays demeurera désarmé face aux robots de Twitter et Facebook qui sèment la peur et la haine, dans les sociétés, avec leurs deepfakes et fake news ; les algorithmes des moteurs de recherche et la vidéo sur Smartphone ne pourront pas aider les médecins à promouvoir les nouvelles méthodes de diagnostic des maladies ; les citadins algériens seront dans l’incapacité de monter dans une Tesla et appuyer deux fois sur le bouton de conduite automatique sur l’autoroute ; et l’institution militaire peine à faire face à la guerre des drones et aux combats de machines autonomes sur le champ de bataille.

Les progrès technologiques multidimensionnels de la prochaine décennie se produiront si rapidement que leur ampleur sera difficile à comprendre. C’est probablement vrai, mais ce qui est également vrai, c’est que la révolution industrielle s’est déroulée sur une période d’environ 120 ans. La révolution automatisée qui est sur le point de se produire se fera en un clin d’œil. Autrement dit, «les algorithmes et logiciels mangeront définitivement le monde en 2030». D’ici là, la société mondiale ne ressemblera plus à ce qu’elle est aujourd’hui et ça ne sera pas jolie pour l’Algérie…

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