Algérie-Espagne : le torchon brûle de nouveau

Algérie-Espagne : le torchon brûle de nouveau

Rien ne va plus entre l’Algérie et l’Espagne. la crise diplomatique entre les deux pays ne cesse d’empirer. Les déclarations de quasi-hostilité se suivent.

Dans une déclaration à un média local, faite hier lundi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réagi aux déclaration du président Abdelmadjid Tebboune en affirmant qu’il ne voulait pas « alimenter des polémiques stériles » avec l’Algérie. « L’Espagne a pris une décision souveraine dans le cadre du droit international et il n’y a rien d’autre à ajouter », a-t-il déclaré sur la radio Onda Cero, ajoutant que la seule annonce qui comptait à ses yeux était celles portant sur le maintien des livraisons de gaz algérien à son pays.

La propos de José Manuel Albares, perçus comme méprisants, ne sont pas passés inaperçus coté algérien. Hier lundi 25 avril, Amar Belani, envoyé spécial chargé du Sahara occidental et des pays du Maghreb, a déclaré à des médias, que « les propos désobligeants tenus par le ministre Albares en réaction à la déclaration du président de la République Abdelmadjid Tebboune, sont lamentables et totalement inacceptables ».

Pour rappel, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa rencontre périodique avec les médias nationaux, avait commenté le revirement historique de la position espagnole sur la question du Sahara Occidentale. Tebboune avait déclaré que l’Algérie entretenait des « lien solides avec l’Etat espagnol, mais le chef du gouvernement (Pedro Sanchez) a tout cassé« .

Les relations vont-elles se dégrader davantage ?

L’Algérie a rappelé le 19 mars dernier, son ambassadeur à Madrid pour protester contre le changement de position espagnole sur le Sahara Occidentale, qui soutient désormais le plan d’autonomie marocain sur son ancienne colonie. Depuis, rien ne va plus dans les relations entre les deux pays, pourtant longtemps considérés comme des « alliés ».

Les relations entre l’Algérie et l’Espagne vont-elles se dégrader davantage? Tous les signanux accréditent cette thèse. Le 29 mars dernier, le ministère algérien des Transports avait refusé à Iberia d’augmenter ses fréquences sur la liaison Madrid-Alger », avait indiquait le journal espagnol El Confidential. Le 1er avril, l’Algérie avait en outre annoncé l’augmentation des prix du gaz livré à l’Espagne « pour s’aligner sur les tarifs appliqués sur le marché international ». « Le 13 avril, les agriculteurs espagnols ont constaté une suspension soudaine des licences d’importation d’animaux vivants, notamment de bovins, par l’Algérie », avait encore assurait le même média. Quelles seront les autres étapes?