Covid-19 : "L'Etat ne doit plus importer de masques de protection" (Asrar Parapharm) - Maghreb Emergent

Covid-19 : “L’Etat ne doit plus importer de masques de protection” (Asrar Parapharm)

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La 15ème édition du salon dédié à l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique SIPHAL 2021, s’est clôturée le week-end dernier, avec le sentiment que l’Algérie a un sérieux atout à jouer à l’export.

De nombreuses PME y ont exposé leur savoir faire et leur capacité en matière de production mais également de commercialisation et de Marketing.

La jeune et ambitieuse entreprise algérienne Asrar Parapharm en fait partie. Dans le cadre de sa participation au SIPHAL, son directeur d’exploitation et développement Belkhiri Oussama s’est confié à Maghreb Émergeant.

Maghreb Emergent : Pouvez-vous nous raconter l’histoire de Asrar ?

Oussama Belkhiri : Asrar est née au début de la pnadémie Covid-19 en Algérie. Au départ, nous faisions du bénévolat pour rassembler des dons matériels et pécuniaires, notamment en important des produits directement de Chine pour permettre à des associations de les distribuer. Puis, face à l’ampleur des besoins, nous nous sommes rendus compte que nous pouvions nous mettre à la production, nous mêmes, car il y avait un gap industriel qui ne demandait qu’à être comblé. Deux mois plus tard, Asrar Parapharmacie vouait le jour.

En participant au SIPHAL, vous vous mesurez en quelque sorte aux géants nationaux du secteur. Cela nous vous fait-il pas peur ?

Bien au contraire, le SIPHAL est une excellente opportunité de nous faire connaître auprès de nos partenaires et non concurrents. C’est vrai que nous n’avons que trois années d’existence mais nous ne comptons pas jouer les petits bras pour autant. Nous nous sommes spécialisés dans la fabrication de tous types de matériel de protection et précaution (masques, charlottes, gel, etc.). Nous évoluons dans un environnement ultra-concurrentiel, qui nous contraint à améliorer notre compétitivité sur le marché national que régional.

Quelle est la valeur ajoutée de Asrar ?

Parmi toutes celles que je peux vous citer, je vais d’abord m’en tenir à la réactivité et la confiance, celles-là même qui nous ont permis de répondre, dans l’urgence, à la demande la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) mais aussi celle du ministère de la Défense (MDN). L’autre valeur ajoutée, concerne la qualité de nos produits, qui se distinguent dans un marché très concurrentiel. Nous garantissons, entre autres, une conformité sur toute la chaine de valeur, de la matière première jusqu’au produit fini.

Si la Covid-19 vous a permis d’exister économiquement jusqu’à maintenant, quelle est votre stratégie une fois que la pandémie aura disparu ?

Chez Asrar, nous visons la pérennité et préparons déjà l’avenir. Nous avons une nouvelle gamme de produits médicaux et d’officine, car il faudra s’adapter à la réalité du marché. La Covid-19 nous a permis d’élever notre niveau de production pour atteindre certain un rendement vu les besoins, mais cela ne signifie pas que nous allons nous y cantonner.

Quels sont les marchés qui vous intéressent à l’international ?

Nous visons les marchés africains qui sont à notre portée, tels que les pays subsahariens. La Libye fait partie du lot également. Cependant, il conviendrait aux autorités compétentes d’insuffler un nouvel élan en matière de simplification administrative et procédurière, de manière à favoriser les entreprises algériennes à l’export. Nous avons eu de beaux discours de la part du ministère du commerce, mais le jour où nous avons demandé un agrément pour aller à l’export, nous avons dû essuyer un refus, malgré que nous étions éligibles à tous les critères normatifs et de conformité.

Au vu des données de production affichées le marché national, trouvez-vous normal que l’Etat continue à importer des masques de protection ?

Il est clair que la production nationale couvre les besoins du marché national. A titre d’exemple, Asrar peut fabriquer jusqu’à un demi-million de masques par jour au minimum, mais nous sommes obligé de tourner à un régime relativement bas, qui ne dépasse pas les 150 000 unités journalières, à cause de la concurrence féroce à laquelle nous faisons face. Cependant, nous exigeons davantage de facilitations administratives et d’exonérations sur le machines ou la matière première, plutôt que sur des produits finis importés.

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