Pétrole : le prix du Brent en hausse en attendant les décisions de l'Opep+

Pétrole : le prix du Brent en hausse en attendant les décisions de l'Opep+

Les travaux de la 28ème réunion ministérielle Opep-Non Opep (Opep+) se tiendra par visio-conférence ce jeudi, avec la participation du ministre algérien de l’Energie, Mohalmed Arkab.

En attendant les décisions des pays membres de l’organisation, les cours du pétrole semblent stables aujourd’hui, après leur forte hausse de la veille.

Ce matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet grappillait 0,19% à 110,35 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juin, perdait, quant à lui, 0,02% à 107,79 dollars.

Les treize membres de l’Opep, menés par Ryad, et leurs dix partenaires vont décider d’éventuels ajustements de leur production, au moment où l’Europe propose un projet d’embargo sur le pétrole russe. Un projet qui se heurte déjà à l’opposition de certaines nations européennes parmi les plus dépendantes.

Un embargo qui divise

Selon les analystes, les pays de l’Opep se tiendront à leur plan visant à augmenter la production quotidienne d’environ 430.000 barils par jour, sans se soucier de la décision européenne contre la Russie.

« L’approvisionnement en pétrole fait également l’objet d’une lutte de pouvoir politique », assurent certains analystes qui affirment que la Russie est à la tête des partenaires de l’Opep, dans le cadre de l’accord Opep+ qui lie 23 pays.

Rappelons que la Commission européenne a proposé mercredi un embargo progressif de l’UE sur le pétrole et les produits pétroliers russes. Une décision qui représente un nouveau durcissements des sanctions économiques que les nations européennes imposent à la Russie en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.

Cet embargo, une fois mis en exécution, constituera une pression haussière supplémentaire sur les prix de l’or noir. « Une plus grande demande de pétrole non russe est susceptible de pousser les prix à la hausse en général », explique les observateurs.

Plusieurs pays, fortement dépendants du pétrole russe, ont rejeté la proposition d’embargo européen, jugeant qu’une telle mesure détruirait complètement leur sécurité énergétique.

N.M. / Agences