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Pouvoir d’achat, relance, réformes : Benabderrahmane attendu demain à l’Assemblée

Par Maghreb Émergent
octobre 2, 2022
Pouvoir d’achat, relance, réformes : Benabderrahmane attendu demain à l’Assemblée

C’est demain, jour de rentrée parlementaire, que le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, doit présenter la Déclaration de politique générale de son gouvernement. La présentation et les débats doivent être finalisés le même jour, selon un communiqué diffusé par l’Assemblée. La Déclaration de politique générale doit s’axer autour de deux thèmes principaux et qui, il faut le dire, représentent les deux défis auxquels est confronté l’Exécutif, à savoir le pouvoir d’achat et la relance de l’économie.

L’un comme l’autre, les deux dossiers figurent au premier rang des engagements de l’Exécutif. Avec une inflation qui culmine à près de 10%, soit à 9,4% en juillet, en glissement annuel, l’Exécutif n’a de choix que de muscler son bouclier anti-inflation qui s’est limité –jusqu’ici- à quelques concessions salariales au moyen d’ajustements fiscaux. Ces concessions se sont révélées rapidement maigres par rapport au rythme avec lequel évoluaient les prix à la consommation avec, au tableau de l’ONS, un taux de 9,4%. Aïmene Benabderrahmane doit donner du concret après l’engagement du Président Tebboune à revaloriser, à nouveau, les salaires, les retraites et l’allocation chômage.

Si l’exercice s’annonce pour le moins facile, étant donné que l’Assemblée est quasi acquise à l’action de l’Exécutif, le Premier ministre devrait, néanmoins, convaincre l’opinion publique qui attend du concret quant aux engagements en faveur du pouvoir d’achat. Au plan de la relance économique, force est de constater que les plaies économiques et sociales de la pandémie ne sont pas totalement colmatées.

Quel bilan du précédent plan d’action ?

La croissance continue à être poussive dans certains secteurs malmenés par la crise sanitaire, l’investissement demeure otage d’une administration bureaucratique et le chômage, qui en résulte, reste élevé, en témoignent les statistiques sur les souscriptions à la fameuse allocation chômage, faisant état de plus de 1,8 millions d’inscrits à fin août de l’année en cours. Après avoir mené une opération de déminage au niveau des collectivités, en remerciant Kamal Beldjoud, remplacé par Brahim Merad, et mettant fin à 16 wali et 3 walis délégués, le gouvernement compte désormais sur la nouvelle loi sur l’investissement pour faire redémarrer la machine de l’investissement.

Cependant, le Premier ministre doit lever d’autres interrogations à l’occasion de son discours de politique générale, se rapportant essentiellement aux réformes maintes fois annoncées sans que celles-ci ne puissent avancer d’un iota, dont la réforme fiscale, la réforme bancaire et financière, la révision du dispositif des subventions généralisées ainsi que la réforme du secteur marchand de l’Etat. Lesquelles réformes, de surcroit nécessaires, car participant directement à l’amélioration de l’environnement direct dans lequel évoluent les entreprises, étaient inscrites, rappelons-le, au crayon-feutre dans le précédent plan d’action du gouvernement, présenté en septembre 2021.

La présentation de la Déclaration de politique générale devant les membres de la chambre basse du Parlement se veut une occasion pour éclairer l’opinion sur le plan du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, malmenés par une inflation excessive, mais aussi sur ses mesures en faveur de la relance économique ainsi que sur le sort réservé à l’ensemble des réformes annoncées.

Ali. T.