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Finances

Algérie: Le DGI plaide pour l’assainissement des 12 000 milliards DA de « restes à recouvrer »

Par Yazid Ferhat
décembre 30, 2017
Algérie: Le DGI plaide pour l’assainissement des 12 000 milliards DA de « restes à recouvrer »

Le Directeur Général des impôts Mustapha Zikara a estimé ce samedi que l'Administration fiscale réalise ses objectifs annuels de recouvrement de la fiscalité.

 

Intervenant lors du Forum de Algérie Eco, ce samedi à l'hôtel El Aurassi, le Directeur Général des impôts Mustapha Zikara a indiqué que la fiscalité ordinaire réalisée jusqu'au 30 novembre dernier, a atteint 2994,5 milliards de dinars sur un objectif de 3000 milliards, soit un taux de 91% des objectifs. Concernant les produits fiscaux, le chiffre a atteint 2626,8 milliards de dinars sur un objectif de 2928 milliards, soit 90% du taux de recouvrement.

En réponse aux critiques faites annuellement par la Cours des comptes, l'hôte du Forum d'Algérie Eco dira qu'aujourd'hui il existe quelques 12 000 milliards de dinars comme "reste à recouvrer". "Sur les 12000 milliards dinars, 8000 sont des amendes judiciaires, dont 5500 concernent la banque la BRC qui n'existe pas aujourd'hui et n'a rien à payer", a-t-il dit. Ainsi, le responsable a plaidé pour l'assainissement de ce reste car il existe des restes à recouvrir qui datent des années 60. "Ces 12000 milliards de dinars ne sont plus une fiscalité réelle", a indiqué le responsable.

À propos des wilayas qui participent fortement au recouvrement du Budget de l'Etat, le DG des impôts dira que la Direction générale des grandes entreprises (DGE) vient en premier lieux avec plus de 60%, suivie par la direction d'Alger Centre, Sétif, Oran et Bilda. 

Concernant de la suspension de l'importation de près de 900 produits décidée par le ministère du Commerce, M. Zekara a indiqué que cette disposition affectera beaucoup plus les recettes des services douaniers que celles des Impôts. Sur ce sujet, il a rappelé que les recettes douanières sont déjà en baisse depuis quelques années. Selon l'intervenant les services des Impôts n'ont pas encore évalué les pertes fiscales que va engendrer la suspension d'importation de ces 900 produits.

Par ailleurs, M. Zekara a estimé que la participation des entreprises privées dans le budget de l'Etat demeure importante. " Sur le top 10 des entreprises qui participent au budget de l'Etat, il existe au moins quatre du secteur privé", a-t-il dit.