France/durcissement des visas : l'Algérie réagit officiellement - Maghreb Emergent

France/durcissement des visas : l’Algérie réagit officiellement

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter

Après l’annonce ce mardi 28 septembre, par la France de réduire de 50% la délivrance des visa d’entrée dans son territoire pour les ressortissant des trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie), les réactions officielles n’ont pas tardées à apparaitre.

En Effet, l’envoyé spécial chargé de la cause du Sahara Occidental et des pays du Maghreb Arabe, Amar Bellani, a déclaré ce mardi après-midi à l’agence officielle APS que « la décision de la France de durcir les conditions de délivrance de visas aux ressortissants algériens est « disproportionnée » et  « malencontreuse ».

Amar Bellani a indiqué que l’Algérie prend « acte de cette décision disproportionnée et nous la déplorons ». Et d’ajouter également que « dans la forme, elle est malencontreuse car elle intervient à la veille du déplacement d’une délégation algérienne à Paris dans le but de faire le point sur tous les cas en suspens et de déterminer le mode opératoire le plus satisfaisant en vue de renforcer la coopération dans le domaine de la gestion de l’immigration irrégulière ».

Pour rappel, le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal a déclaré ce matin sur Europe 1 que l’Etat français a mis à « exécution ses menaces » concernant le durcissement de délivrance de visas pour les citoyens des trois pays du Maghreb.

Il a notamment souligné dans le même contexte que pour le cas de l’Algérie, « la justice française a ordonné 7731 obligations de quitter le territoire français (OQTF) et seulement 22 sont repartis chez eux, soit à peine plus de 0.2% ». « C’est une décision drastique et inédite mais rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne pouvons pas garder en France », a-t-il déclaré

Pour sa part, l’envoyé spécial chargé de la cause du Sahara Occidental et des pays du Maghreb Arabe, a estimé que sur « le fond, la dimension humaine est au cœur des spécificités de la relation algéro-française et du partenariat d’exception qui lie les deux pays ».

En outre, il précise que « la gestion des flux humains postule une coopération franche et ouverte et elle suppose une gestion commune dans un esprit de partenariat et non pas de fait accompli qui relève de considérations unilatérales propres à la partie française ».  

A noter enfin, que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a dénoncé la décision de la France de durcir les conditions d’obtention de visa pour les citoyens de son pays, la qualifiant « d’injustifiée ».

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter