Ghardaïa s’embrase de nouveau : les notables mozabites lancent un SOS à Bouteflika - Maghreb Emergent

Ghardaïa s’embrase de nouveau : les notables mozabites lancent un SOS à Bouteflika

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Dans une lettre au président de la République, ils revendiquent leur droit constitutionnel à la sécurité des biens et des personnes. Les troubles que connaît cette ville depuis décembre 2013 entre mozabites (berbérophones et non mozabites (arabophones) ont repris lundi dernier faisant des nouvelles dizaines de blessés.

 

 

« La région du M’zab est en train d’être mise à sac et brûlée et elle encourt des dangers encore plus grands et plus catastrophiques. » C’est sur cette phrase que s’ouvre une lettre adressée hier par le Conseil des notables mozabites de Ghardaïa au président de a République et dont une copie a été destinée « aux autorités locales.

La lettre ajoute : « Nous lançons un appel au secours et revendiquons notre droit constitutionnel à la sécurité des biens et des personnes. La situation est périlleuse parce que les forces de sécurité se sont retirées de certains points sensibles depuis plus de 48 heures. »

Dans leur adresse au premier magistrat du pays, les notables mozabites de Gharadïa ont reproché au wali de n’« avoir pas pris au sérieux » leur mises en garde concernant la précarité de la situation, dont ils lui ont fait porté « l’entière responsabilité devant Dieu et la patrie ».

 

Les troubles ont repris lundi

 

Ghardaïa connaît depuis décembre 2013 des affrontements entre ses habitants mozabites berbérophones et ses habitants arabophones qui ont déjà fait plusieurs morts, occasionné d’énormes dégâts matériels et paralysé l’activité commerciale et touristique dans cette ville du centre du Sahara algérien.

Le relâchement du dispositif de sécurité déployé dans la ville l’a replongée dans l’insécurité après une courte accalmie. Selon l’agence APS, plus de soixante personnes ont été blessées et de nombreux magasins ont été incendiés dans de nouveaux affrontements intercommunautaires qui ont éclaté jeudi.

Les troubles avaient repris lundi dernier lorsqu’un bus transportant des jeunes écolières a été attaqué à coup de pierres dans une « zone-tampon »  entre le quartier mozabite de Beni Isguen et le quartier arabe de Theniet El Makhzen. Des attaques contre les commerces des mozabites ont été enregistrés dès mardi avant que les affrontements ne gagnent mercredi soir le quartier de Béni Isguen, qui était plus ou moins épargné.

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